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Suite des remarques nouvelles sur la langue françoise

Bouhours, Dominique

DomaineGrammaires françaises, remarques et traités sur la langue française
SecteurRemarques sur la langue française [2821]
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Gallica

Classiques Garnier Numérique – Corpus des remarques sur la langue française (en accès limité)

Auteur(s)

Bouhours, Dominique

Datation: 1628-1702

Jésuite professeur au collège de Clermont et précepteur du fils de Colbert, Bouhours a partagé sa vie entre ses activités au sein de l'Eglise, se révélant un farouche opposant à Port-Royal, ses activités mondaines, fréquentant les salons et les lieux de bel esprit, et ses activités littéraires et linguistiques. Au plan littéraire, il est l'auteur d'ouvrages historiques, de vies de saints, et d'une traduction du Nouveau testament. Ses activités linguistiques ont commencé avec un ouvrage dialogué, Les Entretiens d'Ariste et d'Eugène (1671), qui rencontra un grand succès, et où les questions de langue sont abordées à l'occasion d'un des dialogues. Puis il s'inscrivit plus nettement dans la filiation de Vaugelas en publiant plusieurs recueils de remarques sur la langue. Il devint avec Rapin et Boileau l'emblème d'un nouveau «purisme» en train de se construire, et il est connu notamment pour avoir aidé Racine à parfaire le style de ses tragédies. Sa Manière de bien penser dans les ouvrages d'esprit (1687) inaugure un autre versant de sa réflexion sur le langage, montrant une volonté d'articuler entre elles les questions de langue, de style, d'expression et de pensée. Il polémiqua avec Ménage et Andry de Boisregard notamment. On considère aussi qu'il collabora au Dictionnaire françois de Richelet (1680). Il eut une grande influence sur la langue classique et post-classique.

Titre de l'ouvrageSuite des remarques nouvelles sur la langue françoise
Titre traduit
Titre courtSuite des remarques nouvelles sur la langue françoise
Remarques sur le titre
Période|17e s.|
Type de l'ouvrageRemarques sur la langue française.
Type indexéObservations sur la langue
Édition originale1692, Paris, G. et L. Josse.
Édition utiliséeSuite des remarques nouvelles sur la langue françoise, chez G. et L. Josse, 1693.
VolumétrieIn-12; 502 pages.
Nombre de signes455333
Reproduction moderneGenève, Slatkine, 1973 (édition de 1692).
DiffusionPar rapport aux Entretiens d'Ariste et d'Eugène et à la Manière de bien penser dans les ouvrages d'esprit, les recueils de remarques de Bouhours, quoique parfois réédités au XVIIIe siècle, n'ont pas connu une diffusion et un succès similaires.
Langues ciblesFrançais
MétalangueFrançais
Langue des exemplesFrançais, latin, italien, grec
Sommaire de l'ouvrageEpitre «A Monsieur l'abbé Regnier, secrétaire de l'Académie Françoise» (4 p.); Avertissement (18 p.); Texte (470 p., sous la forme de 200 remarques détachées); Table (11 p.).
Objectif de l'auteurCompléter par de nouveaux matériaux les premières Remarques nouvelles sur la langue françoise parues en 1675 et récemment rééditées (1692). Répondre à Andry de Boisregard (Réflexions sur l'usage présent de la langue françoise, nouveau recueil paru en 1692) et à Alemand.
Intérêt généralPar rapport au premier volume, la Suite des Remarques nouvelles sur la langue françoise adopte un ton beaucoup plus polémique. L'interaction avec les autres remarqueurs est plus présente. La proportion de remarques stylistiques est plus importante. Le corpus utilisé est aussi plus contemporain.
Parties du discoursBouhours utilise un métalangage faisant souvent mention des parties du discours traditionnelles, mais propose aussi des descriptions utilisant un métalangage différent, moins grammatical.
Innovations term.Le métalangage de Bouhours mêle termes issus de la tradition grammaticale (ablatif, épithète, infinitif), marques d'usage lexicographiques (vieux), termes métaphoriques auxquels il donne un sens personnel (adoucir), termes se référant à la doctrine du «bon usage» (autorité, correction), et termes rhétoriques et stylistiques (période, hyperbole). Par rapport au premier volume, si la place accordée aux questions change, le métalangage n'est pas fondamentalement différent.
Corpus illustratifL'exemplification est tirée de textes français récents et de textes anciens traduits. Elle s'appuie sur de nombreuses traductions, des dictionnaires, des ouvrages historiques, romanesques, théâtraux, poétiques, du genre épidictique, philosophiques, religieux, ainsi que de critique linguistique. Par rapport au premier volume, Bouhours réagit davantage à l'actualité des publications. Les ouvrages examinés sont souvent très récents. Certaines traductions religieuses récentes font office de modèles et occupent une place très importante.
Indications compl.Le second tome des remarques de Bouhours permet d'étudier quelques difficultés qui se sont présentées à l'auteur dans la posture adoptée pour ce type d'ouvrage. Bouhours doit répondre dans son avertissement (plus développé que dans le premier volume) de critiques quant à la légitimité de ses jugements, quant à l'interaction entre exercice d'une profession religieuse et statut de «grammairien», ou encore quant à la nécessaire prise en compte du langage mondain, voire précieux.
Influence subieCelle de Vaugelas.
Influence exercéeSur Rapin, Boileau, Girard, Regnier-Desmarais, Condillac, Voltaire, Girault-Duvivier.
Renvois bibliographiques→ Références
Ayres-Bennett W. & Seijido M. 2011; Brunot F. & Bruneau C. 1905; Doncieux G. 1886; Rosset T. 1908; Siouffi G. 2010; Streicher J. 1936
Rédacteur

Siouffi, Gilles

Création ou mise à jour2012-10