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Osservazioni della lingua toscana ridotte a metodo

Corticelli, Salvatore

DomaineGrammaires des langues européennes modernes
SecteurGrammaires italiennes [3216]
Auteur(s)

Corticelli, Salvatore

Datation: 1689-1758

Salvatiore Corticelli est un grammairien italien, né à Piacenza, mort à Bologne; il étudia la philosophie et le droit à Bologne. Diplômé en jurisprudence, il devint membre du Collegio dei leggisti. Puis il s'occupa de rhétorique, de grammaire et entra dans l'Académie bolonaise du marquis Orsi. En 1718, il fut ordonné dans la Congrégation de S. Paolo (ordre des Barnabites). Il fut provincial, président du chapitre général et, de 1735 à 1756, pénitencier de la cathédrale de Bologne. Il enseigna la théologie à Foligno et la philosophie à Bologne. En 1747, il fut admis à l'Académie de la Crusca. Outre ses Regole ed Osservazioni della lingua toscana, il publia un traité d'éloquence (Della toscana eloquenza, 1752) et laissa inachevés quelques traités philosophico-théologiques. En 1756, il se retira dans le collège de S. Paolo.

Titre de l'ouvrageRegole ed Osservazioni della lingua toscana ridotte a metodo per uso del seminario di Bologna da P. Salvatore Corticelli bolognese chierico regolare di S. Paolo
Titre traduitRègles et observations de la langue toscane condensées en méthode, pour l'usage du séminaire de Bologne, par P. Salvatore Corticelli, Bolonais, clerc régulier de S. Paolo
Titre courtOsservazioni della lingua toscana ridotte a metodo
Remarques sur le titre
Période|18e s.|
Type de l'ouvrageGrammaire de caractère didactique mais non de divulgation, structurée de façon à aider les étudiants dans un apprentissage correct et systématique de la langue italienne
Type indexéGrammaire didactique | Grammaire normative
Édition originalePremière édition: 1745, Bologne, dans l'imprimerie de Lelio Dalla Volpe
Édition utiliséePremière édition, Bologne, dans l'imprimerie de Lelio Dalla Volpe, 1745.
VolumétrieIn-16, 532 pages [266 feuillets], dont 470 consacrées véritablement à la grammaire; nombre de caractères par page: 1 050.
Nombre de signes559000
Reproduction moderne
DiffusionOn compte 48 éditions (voir Giovanardi 1983) dont une seconde, en 1754, modifiée par l'auteur. La 1re édition vénitienne date de 1755, issue de la typographie de G. B. Remondini; en 1760, fut publiée la 3e édition bolonaise. L'œuvre fut rééditée presque régulièrement chaque décennie, de la première moitié du 18e s. à la première moitié du 19e s. Le remaniement de 1845 par Pietro Dal Rio, à Florence, chez Battelli est très important (publié de nouveau en 1854). La dernière édition est celle de 1878, publiée à Turin, chez G. B. Paravia (voir Sarubbi 1941, p. 45).
Langues ciblesLa langue toscane; en réalité il s'agit de la langue italienne du 18e s., langue toscane enrichie des mots et des constructions relevant de l'usage cultivé, écrit, du reste de l'Italie
MétalangueLa langue toscane; en réalité il s'agit de la langue italienne du 18e s.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageDiscours préliminaire. Premier livre (parties du discours et morphologie): analyse de l'alphabet, des syllabes et des mots de la langue toscane (chap. I-III); chap. IV-XLV: liste (p. 16-17) et description des parties du discours: nom (18-45), pronom (45-86), verbe (86-143), participe (144-149), préposition (150-165), adverbe (165-169), interjection (169-170), conjonction (170-172).
Second livre (syntaxe): principes généraux de la syntaxe italienne et les trois phénomènes principaux attachés aux parties du discours: la position, la dépendance grammaticale et l'accord (chap. I). Chap. II-XI (185-307): la construction verbale: verbes actifs, passifs, absolus, neutres, impersonnels, locaux, les constructions de l'infinitif et du gérondif. Chap. XII-XVII: construction du participe (304-308), du nom (308-327), de la préposition (327-365), de l'adverbe (365-394), de l'interjection (395-397) et de la conjonction (397-412). Chap. XVIII: figures grammaticales de la langue toscane (l'ellipse, le pléonasme, la syllepse, l'énallage, l'hyperbate). Chap. XIX: les particules pronominales.
Troisième livre (prononciation et orthographe): correspondance entre les lettres de l'alphabet et les sons de la langue toscane (chap. I, 434-439), l'accent et l'apostrophe (chap. II, 439-441), la division en syllabes (chap. III, 441-443), les phénomènes d'altération (troncature) et de formation (préfixation, suffixation, composition) des mots (chap. IV-VII, 445-460), normes réglant l'usage des majuscules (chap. VIII, 461-462). Chap. IX (462-467): règles de ponctuation; chap. X (468-469) quelques notions concernant la longueur des syllabes dans la langue toscane. Index des chap. (470-473), table des abréviations et des auteurs cités dans l'œuvre (474-481), divisés pour chacune des lettres, entre ceux du bon siècle et modernes; index analytique de l'œuvre (484-531).
Objectif de l'auteurLes finalités de l'auteur sont annoncées dans le discours introductif adressé aux pensionnaires et aux élèves du séminaire de Bologne: a) recueillir des règles et des observations répandues dans les volumes des grands grammairiens et les ordonner avec méthode, pour promouvoir et faciliter l'étude de la langue toscane; b) rechercher, rassembler et exposer de façon ordonnée des exemples des auteurs du 14e s.; c) étudier la syntaxe dont personne ne s'est vraiment occupé.
Intérêt généralL'œuvre présente des éléments de nouveauté de caractère pratique qui seront repris dans les grammaires postérieures: a) il s'agit du premier texte de grammaire qui se préoccupe de décrire les phénomènes syntaxiques de la langue italienne; b) il est structuré selon une méthode achevée et systématique qui en fait un parfait manuel d'enseignement (voir Trabalza 1908, p. 388); c) il étend les exemples, même si c'est de façon modeste, aux auteurs modernes.
Parties du discoursLa division classique de Donat et Priscien est maintenue (l'article, même s'il n'est pas ignoré, n'est pas compté parmi les parties du discours).
Innovations term.Dans l'introduction, l'auteur déclare que, pour éviter des confusions, il se servira des termes grammaticaux de la tradition latine tout en reconnaissant que la langue "vulgaire" possède désormais les siens.
Corpus illustratifLes exemples, au nombre de 2500 environ, sont extraits des œuvres des auteurs du 14e s., Dante, Pétrarque, Boccace, Villani, Passavanti surtout (quelquefois par l'intermédiaire du Dictionnaire de la Crusca), et seulement de façon plus faible d'éditions de textes modernes. Les exemples tirés du Dictionnaire de la Crusca ne possèdent comme renvois que le nom de l'auteur et dans le meilleur des cas, le titre de l'œuvre. Ceux qui ont été sélectionnés directement par Corticelli reportent l'auteur, le titre de l'œuvre et la page. Les extraits du Décaméron renvoient simplement à Boccace, à la journée et au numéro de la nouvelle.
Indications compl.Intérêt pédagogique: la matière est exposée de façon ordonnée et systématique selon un schéma à peu près fixe, pour en faciliter l'apprentissage; les règles sont suivies d'éventuelles exceptions, accompagnées d'observations et munies d'appendices.
Influence subieDans la préface à l'œuvre sont cités les auteurs de grammaires auxquels Corticelli déclare se référer: Bembo, Castelvetro, Salviati, Buommattei, Mambelli et Daniello Bartoli. Des renvois plus ponctuels appartiennent en fait à la partie non philosophique de la grammaire de Buommattei, amplement citée et approuvée et au Dictionnaire de la Crusca (Trabalza 1908, p. 392). Par ses préceptes et la prédominance des exemples du 14e s., l'œuvre s'inscrit dans la tradition de la grammaire normative toscane qui remonte à Bembo. Elle représente toutefois une phase de l'évolution du concept de langue à l'intérieur du traditionalisme toscan (voir Vitale 1985, p. 247) et, donc, un premier exemple de "purisme modéré" (Sarubbi 1941, p. 52) par son ouverture aux usages cultivés de la langue de son époque.
Influence exercéeLes Règles de Corticelli ont été considérées pendant longtemps comme un exemple de la manière dont doit être écrite une grammaire non spéculative et l'œuvre est en fait citée dans un grand nombre de grammaires postérieures, par ex. Soave (1770), Puoti (1841), Fornaciari (1879).
Renvois bibliographiques→ Références
Giovanardi S. 1983; Petrilli R. 2009; Sarubbi M. 1941; Trabalza C. 1908 {p. 386-395}; Vitale M. 1986 {p. 246-247}
Rédacteur

Scarano, Antonietta · Camugli-Gallardo, Catherine (trad.)

Création ou mise à jour1998