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Corso teoretico di logica e lingua italiana

Valdastri, Ildefonso

DomaineGrammaires des langues européennes modernes
SecteurGrammaires italiennes [3218]
Auteur(s)

Valdastri, Ildefonso

Datation: 1762-1818

Philosophe et grammairien italien, né à Modène, mort à Mantoue. Il étudia à Modène avec Girolamo Tiraboschi. Il fut membre et secrétaire scientifique de l'Académie Virgilienne de Mantoue. Outre le Corso teoretico di logica e lingua italiana [cours spéculatif de logique et langue italienne], il composa les Lezioni di analisi delle idee [leçons d'analyse des idées], 2 vol., Milan, 1807, et une dissertation sur la tragédie présentée à l'Académie Virgilienne en 1792.

Titre de l'ouvrageCorso teoretico di logica e lingua italiana, premesso un Discorso filosofico sulla metafisica delle lingue
Titre traduitCours spéculatif de logique et langue italienne, précédé d'un discours philosophique sur la métaphysique des langues
Titre courtCorso teoretico di logica e lingua italiana
Remarques sur le titre
Période|18e s.|
Type de l'ouvrageGrammaire philosophique et raisonnée.
Type indexéGrammaire philosophique | Grammaire raisonnée
Édition originaleDate de composition incertaine; date de publication: 1783, Guastalla, Regio-Ducale Stamperia di Salvatore Costa et Cie.
Édition utilisée1783, Guastalla, Regio-Ducale Stamperia di Salvatore Costa et Cie.
VolumétrieIn-4°; 450 pages; environ 1290 caractères par page; sept grandes tables grammaticales à la fin du volume.
Nombre de signes580000
Reproduction moderne
Diffusion
Langues ciblesItalien
MétalangueItalien; quelques citations en latin, français et anglais.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageDans le Discorso filosofico sulla metafisica delle lingue [discours philosophique sur la métaphysique des langues] (qui occupe 80 pages), après avoir introduit le thème de l'origine du langage, posant un rapport étroit entre la langue et la pensée, Valdastri considère les catégories grammaticales, en en examinant les mécanismes de formation et de fonctionnement dans la pensée individuelle et dans la société. Il traite ensuite des caractéristiques – ou génie – des langues à savoir la syntaxe et le style. La Spiegazione di tutte le parti del discorso o teorie di logica, e lingua italiana [explication de toutes les parties du discours ou théories de logique, et langue italienne] (p. 83-448) suit la démarche d'un cours réel. D'abord une leçon inaugurale (83-87) affirme le lien étroit entre langue et philosophie. Le cours est divisé en quatre chapitres. Le 1er (87-266) est dédié à la logique, offrant une analyse critique des idées de Locke, Descartes, Condillac, et d'autres philosophes. Le 2e (267-356) est consacré à la langue italienne; Valdastri y analyse les parties du discours de façon philosophique, fonctionnelle, syntaxique plus que morphologique, sans attention à l'usage, critiquant quelquefois les catégorisations traditionnelles de Buommattei ou de Corticelli et opérant des comparaisons avec d'autres langues anciennes et modernes: le nom (270-296), le pronom (297-309), le verbe (309-330), le participe (330-334), l'adverbe (334-338), la préposition (339-341), la conjonction (342-345), l'interjection (345-348) et l'accent (au sens large du terme, 348-356) qu'il soit grammatical, logique (ponctuation) et oratoire. Le 3e chap. traite de la méthode (analyse et synthèse, 357-402) et le 4e de la syntaxe et du style (403-448). Table des matières; sept tables relatives à la morphologie de l'article, du nom, du pronom, du verbe et à la transformation des phrases actives en passives.
Objectif de l'auteurIl est double: tout d'abord, affirmer et illustrer les modalités de relation entre la langue et la pensée, en prêtant attention non seulement à l'individu, mais aussi à la société; ensuite, analyser le fonctionnement de la langue italienne surtout du point de vue syntactico-logique et stylistique.
Intérêt généralIl réside dans sa position théorique, philosophique et linguistique: il s'agit d'une œuvre qui se différencie tout particulièrement de la majorité des grammaires de l'italien, empiriques et normativo-descriptives, dépourvues d'attention spéculative. Les indications grammaticales, contenues uniquement dans les tables morphologiques, sont orientées vers la langue écrite traditionnelle (par exemple des pronoms sujet de la troisième personne egli, et non lui; eglino, et non loro; elle, et non lei; elleno, et non loro; indicatif imparfait 1re personne singulier io aveva, o avea, io era, io lodava, possedeva, rapiva).
Parties du discoursSont reconnues les huit parties du discours de la tradition grammaticale gréco-latine: nom, pronom, verbe, participe, adverbe, préposition, conjonction, interjection. Elles sont traitées des points de vue philosophique et fonctionnel, syntaxique plus que morphologique. Les définitions sont soignées.
Innovations term.La terminologie des parties du discours est traditionnelle, partiellement novatrice dans d'autres secteurs, par ex. dans celui des temps verbaux: indeterminato pour l'infinitif, passato compiuto vicino pour le passé composé, passato compiuto rimoto pour le passé simple, passato compiuto il più rimoto pour le plus-que-parfait, futuro assoluto di due voci pour le futur antérieur.
Corpus illustratifDans la plupart des cas, il s'agit d'exempla ficta; les exemples d'auteur – essentiellement Boccace et Pétrarque – sont très peu nombreux.
Indications compl.Traitement de la syntaxe: outre la description syntaxique des parties du discours, le traitement de la syntaxe de la proposition et de la période est remarquable, conduit de façon non descriptive et classificatrice, mais limité à l'ordre des mots (opérant une différenciation entre syntaxe régulière et figurée), à la ponctuation, à certains aspects du style. Les comparaisons avec d'autres langues sont significatives, surtout avec le français.
Influence subieValdastri se place dans le cadre des études sur la philosophie des langues, sur les traces de la philosophie sensiste et des Idéologues. Il cite Bacon, Descartes, Locke, Leibniz, Condillac, Rousseau, D'Alembert, Vico ainsi que d'autres auteurs français, allemands et anglais. Il s'oppose de façon polémique aux grammairiens des 17e et 18e s. de la langue italienne comme Buommattei et Corticelli, et concentre sur l'Académie de la Crusca ses critiques contre les préceptes classico-puristes. Il se réfère souvent aux grands de la tradition gréco-latine.
Influence exercéeElle semble limitée au secteur, peu étudié, des grammaires raisonnées italiennes entre la fin du 18e s. et le début du 19e s.
Renvois bibliographiques→ Références
Formigari L. 1990; Gensini S. 1993 {p. 208-209}; Gensini S. 2009; Trabalza C. 1908; Vitale M. 1978
Rédacteur

Bonomi, Ilaria · Camugli-Gallardo, Catherine (trad.)

Création ou mise à jour1998