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Vnderricht der Hoch Teutschen Spraach

Ölinger, Albert

DomaineGrammaires des langues européennes modernes
SecteurGrammaires allemandes [3503]
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Auteur(s)

Ölinger, Albert

Datation: 2e moitié du 16e s.

Notaire allemand, probablement de confession protestante, qui vécut à Strasbourg puis en pays de Bade. Après avoir appris le français à quelques princes de Bade, il enseigna vers 1658 l'allemand à des nobles étrangers, notamment français.

Titre de l'ouvrageVnderricht der Hoch Teutschen Spraach; Grammatica seu Institvtio Verae Germanicæ linguæ, in qua Etymologia, Syntaxis & reliquæ partes omnes suo ordine breuiter tractantur. In usum iuventutis maximè Gallicæ, ante annos aliquot conscripta, nunc autem quorundam instinctu in lucem edita, plærisque uicinis nationibus, non minus utilis quàm necessaria. Cum D. Ioan. Sturmii sententia, de cognitione & exercitatione linguarum nostri sæculi. Alberto Oelingero Argent. Notario publico Auctore
Titre traduitEnseignement de la langue haut-allemande: Grammaire ou principes de la véritable langue allemande, dans laquelle sont brièvement exposées à leurs places respectives l'étymologie, la syntaxe et toutes les autres parties de la grammaire; composée il y a déjà quelques années à l'usage de la jeunesse, en particulier de celle de France, maintenant éditée sous l'impulsion de quelques personnes, utile et même nécessaire à la plupart des ressortissants des pays voisins […]. Par Albert Ölinger, notaire public à Strasbourg
Titre courtVnderricht der Hoch Teutschen Spraach
Remarques sur le titre
Période|16e s.|
Type de l'ouvrageGrammaire didactique à l'usage des non-germanophones, elle se veut essentiellement pratique (et ne cherche donc pas à théoriser).
Type indexéGrammaire pratique | Grammaire didactique
Édition originalePremière édition en 1573. Si, comme le dit Ölinger, il a écrit sa grammaire à l'époque où il enseignait à des Français, la composition serait d'environ cinq ans antérieure.
Édition utiliséeReprographie de la 2e édition: Vnderricht der Hoch Teutschen Spraach, Nachdruck der Ausgabe Straßburg 1574, Documenta Linguistica. Quellen zur Geschichte der deutschen Sprache des 15. bis 20. Jahrhunderts. Reihe V. Deutsche Grammatiken des 16. bis 18. Jahrhunderts, Hildesheim/New York, 1975.
Volumétrie204 pages; 495 signes en moyenne par page.
Nombre de signes100980
Reproduction moderne1. Die deutsche Grammatik des Albert Ölinger. Herausgegeben von Willy Scheel, Ältere deutsche Grammatiken in Neudrucken, 4, Halle/Saale 1897; 2. Reprographie de la 2e édition: Vnderricht der Hoch Teutschen Spraach, Nachdruck der Ausgabe Straßburg 1574, Documenta Linguistica. Quellen zur Geschichte der deutschen Sprache des 15. bis 20. Jahrhunderts. Reihe V. Deutsche Grammatiken des 16. bis 18. Jahrhunderts, Hildesheim/New York, 1975.
Diffusion1re édition: Strasbourg, 1573, chez Nicolas Wiriot; 2e édition: Strasbourg, 1574, chez Nicolas Wiriot (il pourrait toutefois s'agir d'une seule et même édition, avec erreur typographique dans certaines copies: la page 204 de la 2e (?) édition porte l'indication 1573).
Langues ciblesAllemand
MétalangueLatin
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageEpître dédicatoire, Ioan. Sturmii sententia, de cognitione et exercitatione linguarum nostri seculi [Point de vue de Jean Sturm sur la connaissance et l'exercice des langues de notre siècle] (…), l'auteur à son livre (XIV p.). Institution de la langue allemande. Les lettres (p. 1-22). "Etymologie" [= parties du discours et morphologie] (23-171): les parties du discours (23), l'article (24), la seconde partie du discours: le nom (25), les adjectifs (25-82), le pronom (83-94), le verbe (94-154), le participe (155-157), l'adverbe (157-166), la préposition (166-169), la conjonction (170-171), l'interjection (171). Syntaxe (172-192): construction des noms (172-176), construction des verbes (176-182), construction des participes (182-183), construction des pronoms (183-184), construction des adverbes (184-186), construction des prépositions (187-190), construction des conjonctions (190-192). Prosodie (192-201).
Objectif de l'auteurComposer un manuel de grammaire destiné à l'apprentissage de l'allemand par des étrangers. L'ouvrage doit en outre contribuer à améliorer la correction de ceux qui parlent l'allemand, remédier à l'invasion des mots étrangers, etc.
Intérêt généralCette grammaire, modelée sur la grille latine connue des utilisateurs auxquels elle est destinée, n'explicite pas les notions communes au latin et à l'allemand. Là où l'allemand diverge, Ölinger indique des tournures équivalentes. Ce choix méthodologique initie une perspective comparatiste latin/allemand, poursuivie sporadiquement pour le français. Si volonté il y a de montrer par là que l'allemand ne le cède en rien au latin, Ölinger sait cependant très bien s'affranchir du cadre latin; par ex. Ölinger reconnaît cinq cas, et non six comme en latin; la syntaxe – prétendument presque identique à celle du latin – n'est cependant pas divisée en accord et rection et comporte des règles qui invalident cette prétendue conformité.
Parties du discoursElles ne sont pas définies (sauf l'article, qui n'existe pas en latin, et qui occupe ici la première place dans l'ordre des parties du discours); de même, la division du nom n'est pas explicitée, et la distinction de l'adjectif et du substantif est donnée d'entrée de jeu.
Innovations term.Elles ne paraissent guère compatibles avec les choix méthodologiques d'Ölinger.
Corpus illustratifLes exemples allemands (ou plus exactement en "dialecte" alsacien) sont souvent non traduits.
Indications compl.Intérêts pédagogiques: 1) Ölinger semble d'avis que construire une grammaire de l'allemand sur le modèle grammatical élaboré pour le latin (et connu de celui qui apprend) facilite l'apprentissage: il n'y aurait plus qu'à transférer ce que l'on sait pour le latin vers l'allemand, moyennant les correctifs nécessaires lorsque les deux langues divergent; 2) l'avertissement de Jean Sturm, qui précise que, contrairement à une idée encore largement répandue, l'apprentissage des langues vernaculaires suppose non seulement la pratique, mais également le cadre rationnel de la grammaire, reflète très probablement l'opinion d'Ölinger.
Traitement de la phonétique: dans la 1re partie consacrée à la prononciation des "lettres".
Influence subieÖlinger se situe dans la lignée de la tradition grammaticale latine, il s'inspire vraisemblablement très directement de Melanchthon, ainsi que de grammairiens français de l'époque, notamment Pillot (1550), Garnier (1558), Cauchie (1560). La question de savoir s'il a travaillé avec la grammaire d'Albertus reste ouverte, l'inverse étant également possible (la convergence des deux grammaires sur certains points pouvant être simplement due à la communauté des sources).
Influence exercéeÖlinger a exercé une influence sur l'ensemble de la tradition grammaticale allemande dont il est l'un des fondateurs, influence perceptible au moins jusqu'à Schottel.
Renvois bibliographiques→ Références
Ehrhard A.-F. 1998; Moulin-Fankhänel C. 1994 {p. 146-151}; Moulin-Fankhänel C. 1997 {p. 375-376}
Rédacteur

Lecointre, Claire

Création ou mise à jour2000