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Practical English Grammar

Greenwood, James

DomaineGrammaires des langues européennes modernes
SecteurGrammaires anglaises [3612]
Auteur(s)

Greenwood, James

Datation: † 1737

Grammairien anglais. Il fut quelque temps répétiteur auprès de Benjamin Morland, à Hackney; peu après 1711, il ouvrit un pensionnat à Woodford, Essex. De 1721 à 1737 il fut Surmaster [sous-directeur] de St Paul's School à Londres, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. (voir DNB, vol. 8, p. 526-527 et Vorlat 1975, p. 443). Il est l'auteur de plusieurs grammaires, qui jouirent toutes d'une grande popularité: l'Essay Toward a Practical English Grammar (1711), une version abrégée de cette même œuvre The Royal English Grammar (1737), et un lexique anglais-latin intitulé The London Vocabulary (1711) qui est en fait une version abrégée de l'Orbis Pictus de Comenius.

Titre de l'ouvrageAn Essay Towards a Practical English Grammar. Describing the Genius and Nature of the English Tongue: Giving Likewise a Rational and Plain Account to Grammar in General, with a Familiar Explanation of its Terms. London: Printed by R. Tookey, and are sold by Samuel Keeble at the Turks-Head in Fleet-Street, John Lawrence at the Angel in the Poultry, Jonah Bowyer at the Rose in Ludgate-Street, R. and I. Bonwick at the Red-Lyon in Pauls-Church-Yard, and Rob. Halsey at the Plow and Harrow in Cornhill. 1711
Titre traduitEssai d'une Grammaire pratique de l'anglais, décrivant le génie et la nature de la langue anglaise, fournissant également une description raisonnée et simple de la grammaire en général, avec une explication claire des termes qu'elle emploie. A Londres…
Titre courtPractical English Grammar
Remarques sur le titre
Période|18e s.|
Type de l'ouvrageGrammaire didactique du vernaculaire, composée pour un usage en milieu scolaire; contenant quelques idées fondamentales sur la grammaire en général.
Type indexéGrammaire didactique | Grammaire didactique
Édition originale1711, Londres, R. Tookey.
Édition utilisée1711, Londres: reproduction de la Scolar Press, Menston, 1968 (E.L., n° 128).
Volumétrie[11] + 309 pages; environ 350 mots par page, approximativement.
Nombre de signes112000
Reproduction moderne1) Scolar Press, Menston, Angleterre, 1968. 2) University Microfilms International Ann Arbor, Michigan, 1979.
DiffusionCette grammaire a connu plusieurs éditions: 1722 (2e édition), 1729 (3e édition, avec corrections et additions), 1740 (4e édition), 1753 (5e édition). Cf. Alston vol. I, n° 52-56. De plus, une version abrégée de cet Essai est parue en 1737 sous le titre The Royal English Grammar (Alston vol. I, n° 76), lequel ouvrage a été réimprimé huit fois de 1744 (2e édition) à 1780 (9e édition).
Langues ciblesAnglais
MétalangueAnglais, latin (occasionnellement)
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageGreenwood débute son ouvrage par une dédicace au médecin Richard Mead, membre de la Royal Society. Suit une traduction de la préface de Wallis à sa Grammatica Linguae Anglicanae (1653) , avec quelques additions personnelles (p. 1-32). Première partie (p. 1-168): définition de la grammaire et de ses parties (orthographe, étymologie, syntaxe, prosodie (34-39); les huit parties du discours (nom, pronom, verbe, adverbe, participe, préposition, conjonction, interjection) et leur définition (39-168). Deuxième partie (169-207): dérivation des mots (169-173); diminutifs (173-177); emprunts au latin, dérivation des noms propres (182-195). Troisième partie (209-229): syntaxe. Quatrième partie (231-310): orthographe/orthoépie, distinction entre voyelles, diphtongues et consonnes (231-254), séparation des syllabes (255-257); ponctuation et abréviations (257-261); quelques modèles d'exercices grammaticaux (praxis) dans lesquels Greenwood prend The Lord's Prayer [le Notre Père] et The Creed [le Credo] qu'il analyse en parties du discours, et il ajoute, en fait de 4e modèle d'exercice (the fourth praxis) une traduction anglaise des propos de Wallis sur la formation et la prononciation de toutes les lettres.
Objectif de l'auteurDans sa préface, Greenwood reconnaît sa dette envers des grammairiens philosophes comme Wallis (notice 3606) et Wilkins (notice 3607), mais son ouvrage est en fait une grammaire anglaise. La première intention de Greenwood était de proposer une grammaire didactique sous une forme si "simple" et si "raisonnée" qu'elle pourrait servir d'instrument aux jeunes anglais pour étudier leur langue maternelle. Il partage cette idée courante à l'époque que les enfants devraient recevoir un enseignement de grammaire anglaise avant d'apprendre les langues classiques. La section consacrée à la prononciation revêt une importance toute particulière.
Intérêt généralGrammaire du vernaculaire anglais, exemple typique d'une grammaire composée à un moment où n'existait pas encore de distinction claire entre la grammaire raisonnée, la grammaire philosophique et la grammaire didactique.
Parties du discoursDistinction entre deux sortes de grammaire: grammaire naturelle/philosophique, et grammaire établie/particulière (voir Wilkins 1668), bien que cette grammaire en fait ne soit rien d'autre qu'une grammaire pratique de la langue anglaise. Le chapitre sur l'étymologie (c'est-à-dire les diverses sortes de mots) est le plus développé. Greenwood distingue huit sortes de mots, dont il donne une définition sémantique. En général, il suit la grammaire traditionnelle, tout en donnant aussi quelques aperçus de grammaire philosophique. Il n'est toutefois pas assez cohérent pour que sa réflexion sur la grammaire raisonnée dépasse ce stade.
Innovations term.
Corpus illustratif
Indications compl.Présentation: sous la forme de questions/réponses, avec de très courtes règles suivies de nombreux exemples.
Influence subieDans sa préface à cet Essay, Greenwood mentionne quelques-uns de ses "prédécesseurs" ou contemporains, auxquels il a emprunté soit son concept de la grammaire, soit des passages entiers de texte qu'il reprend presque verbatim, sans toujours signaler ces emprunts. Sont ainsi évoqués Wallis (dont Greenwood a emprunté la préface et les idées fondamentales sur la formation des sons), Wilkins (dont il a repris la distinction entre grammaire naturelle et grammaire particulière, et également la distinction entre intégraux et particules), Locke (auquel il doit quelques idées sur ce que signifient les mots) et Hick. Tout ceci montre que, pas plus que Brightland/Gildon 1711 (notice 3611), Greenwood n'était capable de séparer clairement grammaire philosophique et grammaire du vernaculaire. Au début du 18e s. se faisait sentir un grand besoin de poursuivre ces tentatives de création de grammaire universelle ou raisonnée. Greenwood et ses contemporains n'avaient pas pour objectif de retrouver la langue de Babel. Ils recherchaient une sorte de compromis: des bases de description communes à toutes les langues (mais pas au sens où devrait l'entendre la linguistique comparative, qui n'apparut que plus tard). Comme tous ses prédécesseurs et ses successeurs, Greenwood attribua à la langue et à la grammaire anglaises le statut de valeurs universelles applicables universellement.
Influence exercéeL'Essay de Greenwood fut réimprimé plusieurs fois et fut cité par des philosophes et grammairiens comme John Collyer (1735), Charles Gildon (1712), John & James Gough (1754), James Harris (1751), Isaac Watts (1721).
Renvois bibliographiques→ Références
Cohen M. 1977; Flasdieck H. M. 1928; Göbels A. 1999; Hüllen W. 1989; Michael I. 1970; Padley G. A. 1985; Poldauf I. 1948; Stephen L. & Lee S. (éd.) 1908; Vorlat E. 1975
Rédacteur

Göbels, Astrid · Verrac, Monique (trad.)

Création ou mise à jour2000