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Gramatică elementară a limbii romîne

Philippide, Alexandru

DomaineGrammaires des langues européennes modernes
SecteurGrammaires roumaines [3709]
Auteur(s)

Philippide, Alexandru

Datation: 1859-1933

Alexandru Philippide fut professeur d'université à Iaşi, un des fondateurs de l'école de linguistique de cette ville, et membre titulaire de l'Académie roumaine. Il a écrit plusieurs ouvrages de linguistique et philologie: Introduction à l'histoire de la langue et de la littérature roumaines (1888), Principes de l'histoire de la langue (1894), L'Origine des Roumains (1925-1927). Il a été choisi par l'Académie roumaine pour diriger les travaux destinés à réaliser le grand Dictionnaire de la langue roumaine.

Titre de l'ouvrageGramatică elementară a limbii romîne
Titre traduitGrammaire élémentaire de la langue roumaine
Titre courtGramatică elementară a limbii romîne
Remarques sur le titre
Période|19e s.|
Type de l'ouvrageGrammaire descriptive, pratique.
Type indexéGrammaire descriptive | Grammaire pratique
Édition originale1897, Iaşi, Editura Librăriei Isr. Kuppermann (1re édition).
Édition utilisée1re édition
Volumétrie384 pages Environ 1490 signes par page.
Nombre de signes572160
Reproduction moderne
Diffusion
Langues ciblesRoumain
MétalangueRoumain
Langue des exemplesRoumain
Sommaire de l'ouvrageI. Les sons [3-12]: L'articulation et la prononciation des sons; L'accent; Changements dans le radical. II. Les formes [13-195]: A. La déclinaison – Le substantif [13-44]; L'adjectif (les types d'adjectifs par terminaison; les formes -u, , -e; les adjectifs avec une seule terminaison) [44-58]; Le pronom (personnel, démonstratif, interrogatif, indéfini, déterminatif, possessif) [58-70]; Le numéral (cardinal, ordinal, distributif, multiplicatif, adverbial, substantif) [71-74] . B. La conjugaison – Le verbe actif (la liste des verbes; l'indicatif, le subjonctif, l'optatif, le potentiel, l'impératif, l'infinitif, le participe) [71-128]; Le verbe passif [128-138]; Le verbe réfléchi [138-144]. C. Les prépositions [145-157]. D. Les conjonctions [158-160]. E. Les préfixes [160-163]. F. Les suffixes dérivatifs [163-176]. G. Les isolements (les structures figées) [176-194]. H. Les interjections [194-195]. III. Le sens des formes [197-384]: A. Les cas – Le nom (le sens des cas, l'articulation du nom, l'articulation de l'adjectif) [197-230]; Le pronom (le sens des cas, l'emploi absolu, le genre) [230-266]; Le numéral [266-269]; B. Les modes – L'indicatif [269-272]; Le subjonctif (à valeur potentielle, optative, impérative, concessive, dubitative, le subjonctif exprimant la crainte et l'étonnement; l'emploi dans les propositions subordonnées) [272-292]; L'optatif [292-300]; Le potentiel [300-301]; L'impératif [301-302]; L'infinitif (les fonctions syntaxiques de l'infinitif) [302-312]; Le participe (rapporté au sujet, à l'objet direct, au circonstanciel; le participe à valeur d'attribut) [312-325]; Les verbes modaux [325-327]. C. Les temps – Status actionis (la durée); Status temporis (le temps relatif au sujet parlant); Status relationis (la concordance des temps) [327-349]. D. Le passif [349-352]. E. Les prépositions (quelques remarques sur les prépositions en général; sur l'usage de certaines prépositions) [353-362]. F. Les conjonctions (quelques remarques sur le relatif et sur quelques conjonctions) [363-371]. G. L'adverbe [371]. H. Les interjections (les interjections qui peuvent avoir des objets directs et indirects et des circonstanciels) [372]. I. Les préfixes et les suffixes [372-373]. J. L'accord, l'accent, l'ordre des mots dans la phrase [373-384].
Objectif de l'auteurL'auteur dit qu'il travaillait sur une histoire de la langue roumaine quand il s'est rendu compte qu'il avait besoin d'une grammaire roumaine comprenant «les faits de langue tels comme ils sont, sans rien changer». Ses objectifs, avoués dans une petite introduction, étaient de cataloguer les formes de la langue «commune», de décrire les sens de ces formes et de donner beaucoup d'exemples.
Intérêt généralLa grammaire est divisée en deux grandes parties, une dans laquelle l'auteur enregistre les formes et une autre dans laquelle il décrit l'usage de ces formes, avec des règles et des exemples. La première partie contient beaucoup de listes de formes. Par exemple, le chapitre Les prépositions contient 13 pages de prépositions, locutions prépositionnelles et syntagmes formés d'une préposition et d'un adverbe. Le chapitre L'adverbe commence avec quelques notes concernant la forme des adverbes et suit avec 15 pages d'adverbes et locutions adverbiales. Quand il décrit les déclinaisons et les conjugaisons, l'auteur donne plusieurs lignes ou pages de mots qui suivent une certaine règle ou reçoivent une certaine désinence. Dans la deuxième partie, il décrit l'usage des formes, avec beaucoup d'exemples. Cette partition en deux sections, les formes et les sens des formes, peut gêner le lecteur. Quelqu'un qui est intéressé par le subjonctif, par exemple, doit chercher les formes dans la première partie et puis l'usage de ces formes dans la deuxième partie, au lieu de lire un (sous-)chapitre complet, unitaire.
Parties du discoursL'article n'est pas décrit dans la section concernant Les formes, l'auteur parle de l'articulation des noms seulement dans la deuxième section, sur l'usage et le sens des formes. Il s'agit d'une grammaire pratique parce que chaque règle est illustrée avec beaucoup de mots. En ce qui concerne les paradigmes, l'auteur enregistre des formes régionales, moldaves, à côté des formes de la langue littéraire, sans faire la différence entre elles. Toutes les formes sont considérées comme «communes».
Innovations term.La terminologie est moderne, semblable à celle de H. Tiktin, qui le précède. Al. Philippide utilise quelques syntagmes latins que les grammaires roumaines n'ont pas conservés (status actionis, status temporis, status relationis).
Corpus illustratifLes exemples sont tirés du dictionnaire d'Alexandru Cihac et de quelques auteurs «qui connaissent la langue commune» (beaucoup d'entre eux sont moldaves). La plupart des exemples sont tirés de Ion Creangă et de Petre Ispirescu (des écrivains considérés aujourd'hui comme «populaires»).
Indications compl.
Influence subieAl. Philippide était un philologue érudit, donc il connaissait les grammaires étrangères qui circulaient à l'époque, ainsi que les travaux roumains (qu'il considère comme «incomplets», «pas assez systématisés» ou même «pleins de fautes»).
Influence exercéeLa grammaire de Al. Philippide a été une source pour les autres grammairiens. Iorgu Iordan l'a utilisée pour son Grammaire de la langue roumaine (parue en 1937).
Renvois bibliographiques→ Références
Costinescu M. 1979 {p. 103-104}; Iordan I. 1956 {p. 185-187}; Macrea D. 1978 {p. 184-198, Alexandru Philippide}; Seche L. & Seche M. 1978; Stati S. 2009
Rédacteur

Croitor, Blanca

Création ou mise à jour2010-02