CTLF Corpus de textes linguistiques fondamentaux • IMPRIMER • RETOUR ÉCRAN
CTLF - Menu général - Notices

Gengyo shishu ron

Suzuki Akira

DomaineTraditions non-occidentales
SecteurGrammaires du japonais [4509]
Auteur(s)

Suzuki Akira

Datation: 1764-1837

Erudit japonais; savant en études chinoises, puis en études japonaises, médecin, mathématicien, grammairien. Originellement formé aux études chinoises, il entre en 1793 comme disciple chez Motoori Norinaga, choisissant ainsi le courant des "études nationales". Langue maternelle: japonais.

Titre de l'ouvrageGengyo shishu ron
Titre traduitEssai sur les quatre espèces de mots
Titre courtGengyo shishu ron
Remarques sur le titre
Période|19e s.|
Type de l'ouvrageRéflexion sur les quatre types de mots qui existent dans la langue. Leur identification, leur origine.
Type indexéTypes de mots
Édition originaleUne première version est terminée en 1801 et soumise à la famille Motoori. Le texte remanié est imprimé en 1824.
Édition utiliséeFukui Kyûzô, Kokugogaku taikei [Recueil de textes sur l'étude de la langue], tome 1, Tôkyô, Kôseikaku, 1938.
Volumétrie22 cm. 8 pages (p. 151-159). 850 signes par page. Total: 6 800 signes (caractères chinois et syllabaires).
Nombre de signes6800
Reproduction moderne
DiffusionManuscrit terminé en 1803, première édition en 1824. Edition critique en 1938 (Fukui Kyûzô).
Langues ciblesJaponais du 18e s.
MétalangueJaponais
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageUne introduction (6 lignes) présente les 4 parties qui composent le discours. Un premier chapitre (14 lignes) traite des noms (tai no kotoba). Ils sont présentés comme invariables. Si la terminaison varie quelquefois, c'est dans le cas de mots composés. Certains sont d'anciens verbes ou d'anciens tenioha (élément grammatical ou interjection) qui ont changé de catégorie. Le second chapitre (39 lignes) traite conjointement des "mots d'état" (arikata no kotoba) et des "mots d'action" (shiwaza no kotoba), en d'autres termes des verbes et des qualificatifs. C'est la voyelle finale qui permet leur identification: i pour ce qui exprime l'état (qualificatifs et verbe d'existence ari), u pour ce qui exprime l'action (verbes). Présentation de leurs différentes formes et réflexions sur les étymologies par dérivation à partir d'autres catégories. Le troisième chapitre (40 lignes) traite des tenioha: ce sont tous les mots qui n'entrent pas dans les autres catégories: les mots que l'on traite aujourd'hui comme particules, suffixes, adverbes, exclamatifs, conjonctions. Un dernier chapitre (9 lignes) risque rapidement une théorie sur l'origine des mots: au début étaient les tenioha, toutes les autres catégories en sont dérivées.
Objectif de l'auteurPréciser les caractéristiques de la langue japonaise par rapport aux "langues étrangères", c'est-à-dire au chinois. En particulier faire ressortir l'originalité de la catégorie dite tenioha, présentée comme une richesse de langue dont le chinois serait quasiment dépourvu.
Intérêt généralPremier traité des parties du discours dégagé de toute préoccupation poétique, traitant de la langue pour elle-même.
Parties du discoursEst remarquable l'importance que revêt pour Suzuki le critère de la forme. Non seulement le fait qu'un mot varie ou non, mais surtout la manière d'interpréter la valeur des voyelles terminales. Suzuki a distingué les verbes des qualificatifs, tout en les regroupant comme étant des mots variables. Il a énuméré et donc précisé les éléments appartenant à la classe tenioha, il a montré comment ils s'opposent aux trois autres classes par leur manière différente de signifier: les trois autres classes sont des kotoba, des mots qui "expriment des choses", les tenioha, eux, "n'expriment pas des choses", ils sont "la voix du cœur". Ils sont aussi ce qui permet aux kotoba de fonctionner dans le discours (esquisse de syntaxe).
Innovations term.
Corpus illustratif
Indications compl.
Influence subieL'idée des 4 parties du discours semble avoir été inspirée à Suzuki Akira par ses études chinoises. En même temps, la répartition entre deux grands types, les kotoba et les tenioha, ainsi que sa conception des tenioha comme la "voix du cœur" lui viennent en droite ligne du Teniha taigai shô [Quelques réflexions sur les teniha], datant du 14e s.
Influence exercéeCette première synthèse ouvre la voie aux travaux de Gimon. Et c'est dans la ligne de Suzuki Akira que Tokieda Motoki se situera explicitement dans son Nihon bunpô [Grammaire japonaise] en 1950. On peut se demander aussi dans quelle mesure la manière dont Suzuki présente le rôle complémentaire des kotoba et des tenioha, n'a pas ouvert la voie au découpage par groupes syntaxiques qui s'imposera au 20e s.
Renvois bibliographiques→ Références
Fomin A. 1975; Fukui Kyûzô 1908; Furuta T. & Tsukishima H. 1972; Kôichi Hoshina 1934; Maès H. 1975; Motoki Tokieda 1940; Suzuki Kazuhiko & Hayashi Ooki 1984; Suzuki Kazuhiko & Hayashi Ooki 1984; Suzuki Kazuhiko & Hayashi Ooki 1984; Tsutomu Sugimoto 1987; Yamada Yoshio 1971
Rédacteur

Garnier, Catherine

Création ou mise à jour2000