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Kô nihon bunten

Ootsuki Fumihiko

DomaineTraditions non-occidentales
SecteurGrammaires du japonais [4511]
Auteur(s)

Ootsuki Fumihiko

Datation: 1847-1928

Linguiste japonais. Issu d'une lignée de savants en études chinoises, il se spécialise, après la Restauration de Meiji (1868) en études anglaises et fait carrière principalement dans l'enseignement secondaire. Surtout connu pour la rédaction du premier dictionnaire japonais officiel de l'époque moderne, réalisé à la demande du gouvernement: le Genkai [L'océan des mots], première édition en 1891. Langue maternelle: japonais.

Titre de l'ouvrageKô nihon bunten
Titre traduitPrécis de grammaire japonaise élargi
Titre courtKô nihon bunten
Remarques sur le titre
Période|19e s.|
Type de l'ouvrageEtude des parties du discours. Développement de l'annexe grammaticale du Genkai. Le texte de l'annexe est reproduit, accompagné de longs commentaires.
Type indexéTypes de mots
Édition originale1897, Tôkyô, Ootsukiie zôhan [Presses de la famille Ootsuki].
Édition utilisée4e édition, 1928, Tôkyô, Ootsukiie zôhan [Presses de la famille Ootsuki].
Volumétrie242 pages, 22,5 cm. Approximativement 700 signes par page. Total: 169 400 signes (caractères chinois et syllabaires). Plus 10 tableaux dépliants.
Nombre de signes169400
Reproduction moderne
DiffusionRééditions en 1926 et 1927.
Langues ciblesJaponais moderne
MétalangueJaponais
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageL'ouvrage comporte 3 parties, de longueur très inégale. La première partie (p. 4-35) est une description normative du système d'écriture. La seconde partie, qui occupe les deux tiers de l'ouvrage (p. 36-180) propose une classification des mots en 8 parties du discours et étudie en détail chaque classe proposée: meishi/substantifs (incluant pronoms et numéraux), dôshi/verbes, keiyôshi/qualificatifs, jodôshi/auxiliatifs verbaux, fukushi/adverbes, setsuzokushi/conjonctions, tenioha/particules, kandôshi/exclamatifs. Suit un court développement sur les mots composés, les suffixes et les préfixes formatifs. La troisième partie (p. 181-242) concerne la phrase et présente quelques points d'ordre syntaxique: le sujet, le prédicat, le déterminant, la coordination, la citation, l'inversion, le jeu de sens, les résolutions corrélatives (kakari musubi), les correspondances, l'ellipse, l'analyse de la phrase.
Objectif de l'auteurIl s'agit à l'origine d'exposer les options de l'auteur dans la présentation des entrées de son dictionnaire.
Intérêt généralEn fait, l'auteur réalise ici l'aboutissement de ce qu'on a appelé les "grammaires de compromis" (settchû bunpô). Ce terme désigne un ensemble de grammaires réalisées au 19e s., à partir des années 30, tentant de concilier les descriptions de la tradition japonaise et celles copiées sur les grammaires de langues occidentales (hollandais, puis anglais).
Parties du discours
Innovations term.Dans sa classification, en mettant en place une terminologie nouvelle par traduction des termes grammaticaux hollandais, Ootsuki réussit une combinaison harmonieuse de concepts linguistiques d'origines différentes. L'adoption de catégories telles que l'adverbe, la conjonction, l'exclamatif, permet de distinguer désormais des classes de mots que la tradition japonaise jusqu'alors laissait indistinctement dans la vaste catégorie dite tenioha (qui rassemblait tout ce qui n'était ni substantif, ni verbe, ni qualificatif). Mais surtout, Ootsuki réussit à conserver les apports les plus importants de la tradition japonaise: la description de la variation des verbes et des qualificatifs, la reconnaissance d'un outillage grammatical propre au japonais, qu'il répartit en deux classes selon qu'il s'agit d'éléments variables ou non. Aux invariables, il réserve l'ancien terme de tenioha, pour les variables, il adopte celui de jodôshi.
Corpus illustratifPhrases extraites de textes littéraires (8e-12e s.).
Indications compl.
Influence subieOotsuki reprend la tradition là où elle en était arrivée avec les travaux de Gimon, ainsi que les recherches faites pour adapter la grammaire hollandaise puis anglaise à la description du japonais, depuis le premier essai de Tsurumine Shigenobu, avec le Gogaku shinsho [Nouveau livre de grammaire], en 1833.
Influence exercéeLa classification fixée par Ootsuki ne sera jamais radicalement remise en question. Avec quelques variantes (répartition en classes ou sous-classes), c'est cette même classification et cette même description qui seront adoptées par les grands linguistes de la première moitié du 20e s., et qui est toujours en cours aujourd'hui.
Renvois bibliographiques→ Références
Fukui Kyûzô 1908; Garnier C. 1994; Garnier C. 1994; Kôichi Hoshina 1934; Masanobu Tokuda 1983; Suzuki Kazuhiko & Hayashi Ooki 1984; Suzuki Kazuhiko & Hayashi Ooki 1984
Rédacteur

Garnier, Catherine

Création ou mise à jour2000