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Collected Papers of Charles Sanders Peirce (1931-1958)

Peirce, Charles

DomaineCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
SecteurLinguistique générale [5305]
Liens

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TextesCTLF Textes (66)
Auteur(s)

Peirce, Charles

Forme complète: Peirce, Charles Saunders

Variantes: Variante du prénom: Charles Sanders.

Datation: 10 septembre 1839 - 19 avril 1914

Philosophe et logicien américain, ingénieur au Coast Survey du Massachusetts (USA), professeur de Logique à la Johns Hopkins University pendant quatre ans. Langue maternelle: anglais (USA).

Titre de l'ouvrageCollected Papers of Charles Sanders Peirce (1931-1958)
Titre traduitSélection d'articles de Charles Sanders Peirce (1931-1958)
Titre courtCollected Papers of Charles Sanders Peirce (1931-1958)
Remarques sur le titre
Période|20e s.|
Type de l'ouvrageRecueil de textes philosophiques, logique et sémiotiques.
Type indexéLinguistique générale | Philosophie du langage | Pragmatique
Édition originaleEdition posthume des travaux de l'auteur (pour l'essentiel produits entre 1878 et 1914) en 8 volumes: 1931-1958.
Édition utiliséeEdition posthume: 1931-1958. Vol. 1-6: C. Hartshorne & P. Weiss ed.; vol. 7-8: A. Burks ed., Cambridge, Harvard University Press. Cédérom Coll. Past Masters Intelex (1994).
Volumétrie3300 pages.
Nombre de signes8250000
Reproduction moderneCédérom de l'édition de 1931-1958: Coll. Past Masters Intelex, 1994. Collected Papers; Writings of C. S. Peirce: a chronological edition, M. Fish, C. Kloosel, E. C. Moore, D. D. Robert ed.; Bloomington, Indiana University Press, édition en cours: 20 vol. prévus; 6 vol. parus (1982-1999). The microfilm Edition of the C. S. Peirce Papers, The Houghton Library of Harvard University, 1964. The New Elements of Mathematics by C. S. Peirce, C. Eisele ed., 4 vol., La Haye, Mouton, 1976.
DiffusionŒuvres séparées: C. S. Peirce, Chance, Love and logic; philosophical essays, Gloucester, Mass, 1923; Semiotic and significs: the Correspondances between C. S. Peirce and Victoria Lady Welby, Bloomington, Indiana University Press, 1977; P. A. Turrisi éd., Pragmatism as a principle and method of right thinking, The 1903 Harvard lectures an pragmatism, New York, 1997. Traductions: Ecrits sur le signe, G. Deledalle éd. et trad., Paris, Le Seuil, 1978; Ecrits anticartésiens, J. Chenu éd. et trad., Paris, Aubier, 1984; A la recherche d'une méthode, G. Deledalle éd. et trad., Paris, Plon, 1993; Le raisonnement et la logique des choses, K. L. Ketner K. L. ed. et C. Chauviré, P. Thibaud, C. Tiercelin trad., Paris, Cerf, 1995.
Langues ciblesLe langage en général
MétalangueAnglais
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageLes écrits sémiotiques de Peirce sont aussi foisonnants que fragmentaires. Il n'a pas laissé de synthèse résumant l'état définitif de sa doctrine. On ne peut qu'essayer d'extraire, de ses esquisses successives à la terminologie sophistiquée, une sorte d'invariant. Ce que les linguistes ont surtout retenu de Peirce est son "triangle sémiotique" popularisé par Ogden et Richard 1923, ainsi que sa classification des signes en icônes, index et symboles. Le "triangle sémiotique" de Peirce représente dans sa dynamique la "relation-signe": objet / signe / interprétant, une relation irréductiblement triadique qui relie un signe, son objet et un second signe suscité par le premier, un signe interprétant, c'est-à-dire plus développé (synonyme, paraphrase, traduction, commentaire, glose, etc.). Peirce théorise le signe en acte, le procès sémiotique (ou "sémiose") selon lequel tout signe engendre un interprétant qu'il détermine à représenter le même objet que lui, et ce à l'infini: objet / signe / interprétant{1} / interprétant{2}… / interprétant{n}. Le signe ne peut dénoter son objet que par l'intermédiaire d'un interprétant (qui s'interpose pour ainsi dire entre eux) qui engendre lui-même un interprétant supplémentaire, et ainsi de suite. Un signe est par essence fait pour être interprété; toute émission de signes est un dialogue au moins virtuel: Peirce inaugure le point de vue "pragmatique" au sens de Morris et Carnap.
Objectif de l'auteurL'idée d'une science générale des signes s'inscrit chez Peirce dans le projet d'une refonte globale de la philosophie qui place la "grammaire spéculative" – le premier moment de sa sémiotique – en position de philosophie première.
Intérêt généralLa contribution de Peirce à la sémiotique est capitale. Il est le premier à pousser assez loin son élaboration et à décrire le fonctionnement de chaque sorte de signes, ainsi que leur nécessaire combinaison (aucun signe n'est un pur index, une pure icône, un pur symbole; chaque signe concret est un mélange des trois). Reprenant le trivium médiéval, Peirce subdivise sa sémiotique en trois parties hiérarchisées: grammaire, logique, rhétorique spéculative. La grammaire spéculative ou formelle étudie quels genres de signes doivent se combiner pour produire un sens unitaire et complet, à savoir une proposition. Ainsi devra-t-on combiner une partie indexique, une partie icônique, et une partie symbolique pour former une proposition complète et pourvue de sens. Cette analyse grammaticale pure de la proposition est isomorphe à l'analyse produite par la nouvelle logique que Peirce, parallèlement à Frege, contribue à créer: une "logique des relatifs" qui recoupe à peu près notre calcul des prédicats polyadiques du premier ordre. Peirce distingue dans la proposition deux rôles logiques: le sujet et le prédicat; deux parties, l'une complète – le sujet –, l'autre incomplète – le prédicat –, qui se saturent mutuellement (la copule est bloquée avec le prédicat comme chez Frege). La grammaire spéculative exige, pour la bonne formation de la proposition, que les rôles de sujet et de prédicat soient respectivement tenus par un symbole indexique (par exemple un nom propre) et un symbole icônique (un "rhème icônique") comme un nom commun, un adjectif, un verbe, ou, en langage symbolique, une formule comme ϕx. Epousant l'analyse logique de la proposition, l'analyse grammaticale pure est une et universelle, indépendante des particularismes des diverses langues. Elle permet une analyse des phrases du langage ordinaire qui révèle la fonction logique et sémiotique véritable de leurs constituants. Comme Frege, Peirce révèle la nature prédicative, au sens logique, des noms communs, qui se voient refoulés hors du sujet logique de la phrase.
Parties du discours
Innovations term.Peirce a, sa vie durant, élaboré des classifications des signes souvent très complexes en croisant différents critères. Certaines de ses distinctions sont devenues courantes en linguistique, par exemple celle entre type et token (occurrence) ou celle entre icônes, index et symboles. Cette dernière trichotomie (toutes les classifications de Peirce sont trichotomiques) classe les signes en fonction de leur rapport à leur objet: rapport de contact physique (index), de ressemblance (icône), rapport établi par une loi ou une convention (symbole). Cette classification s'applique tant au langage, parlé ou écrit, qu'aux autres signes. Le langage se distingue des autres systèmes de signes par la prédominance chez lui de la dimension symbolique.
Corpus illustratif
Indications compl.
Influence subieLes grammaires médiévales, terministes et modistes; les théories des signes de J. Locke et de G. Berkeley; les œuvres logiques de John Stuart Mill, G. Boole, A. De Morga, W. Hamilton, W. Wundt; les travaux linguistiques de H. Steinthal, A. H. Sayce, K. Prantl.
Influence exercéeSur C. Morris (la pragmatique), Ogden et Richards, R. Jakobson, E. Benveniste, U. Eco et sur les sémioticiens américains et européens.
Renvois bibliographiques→ Références
Chauviré C. (éd.) 1994; Chauviré C. 1995; Fitzgerald J. J. 1996; Greenlee D. 1973
Rédacteur

Chauviré, Christiane

Création ou mise à jour2000