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Analyse du langage appliquée à la langue française

Svedelius, Carl

DomaineCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
SecteurLinguistique générale [5308]
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CTLF Images (éd. 1897)

TextesCTLF Textes (2)
Auteur(s)

Svedelius, Carl

Datation: 1861-1951

Linguiste et romaniste suédois. Licencié, puis docteur ès lettres de l'université d'Upsala (thèse pour le doctorat présentée à la Faculté des Lettres d'Upsala le 14 décembre 1897). Selon B. Malmberg (1991, p. 415), il a dû étudier à Leipzig en même temps que F. de Saussure et suivre les cours des grands comparatistes. N'ayant pas obtenu de succès en Suède avec sa thèse, il dut renoncer à une carrière universitaire et resta enseignant de lycée.

Titre de l'ouvrageL'analyse du langage appliquée à la langue française
Titre traduit
Titre courtAnalyse du langage appliquée à la langue française
Remarques sur le titre
Période|20e s.|
Type de l'ouvrageDescription de la langue française éclairée par la réflexion théorique.
Type indexéLinguistique générale
Édition originale1897. Upsala, Imprimerie Almqvist & Wiksell.
Édition utilisée1897. Upsala, Imprimerie Almqvist & Wiksell.
Volumétrie179 pages (+ 1 page d'errata). 11 figures.
Nombre de signes35000
Reproduction moderneIkeda, Satoshi (2004) «L'intérêt de la communication et de la schématisation chez Cari Svedelius (1861-1951) pour la structure conceptuelle et la structure linguistique», in Trotter, David éd., Actes du XXIVe Congrès International de Linguistique et de Philologie Romanes, Aberystwyth, , tome l, p. 151-164.
DiffusionRéédition en préparation par S. Ikeda.
Langues ciblesFrançais
MétalangueFrançais
Langue des exemplesExemples en français; quelques comparaisons avec l'allemand à propos des travaux de Wunderlich
Sommaire de l'ouvrageAvant-propos (p. III). PREMIERE PARTIE: La méthode à suivre pour analyser le langage. Introduction (3-6). Comparaison des termes proposition et communication (7-15). Définition et division de la communication entendue dans le sens scientifique (16-21). Communication de procédé (22-33). Communication de relation (34-39). Comparaison entre les communications de procédé et de relation (40-48). Les autres parties et les combinaisons des communications (49-61). DEUXIEME PARTIE: Comparaison critique entre la théorie de la proposition et celle de la communication. Méthodes différentes pour analyser les parties dites secondaires de l'unité principale du langage coordonné (65-71). Les fonctions des prépositions dans les deux systèmes différents (72-79). L'unité en dernier ressort (80-89). TROISIEME PARTIE: Les unités du langage coordonné au point de vue de la forme. Les unités du langage coordonné et les pauses (93-111). Les unités du langage coordonné et les modulations de la voix (112-130). Distinction entre les unités différentes du langage coordonné au point de vue de la forme (131-141). APPENDICE: Notes complémentaires (145-178).
Objectif de l'auteur"Comme il s'agit ici du langage coordonné [combinaison de "mots" servant de transmission d'idées entre les hommes], de celui dont on se sert pratiquement dans la vie, le sens devra jouer un rôle prépondérant, et nous en ferons le principe unique de notre système ainsi que de nos divisions. Cela n'empêche pas qu'on puisse et doive étudier les faits de forme qui caractérisent les unités définies du point de vue du sens." "L'unité sur laquelle la syntaxe en vogue base son système, c'est le mot. Ce qui joue le même rôle dans la théorie de la communication, c'est, on l'a déjà vu, l'idée."
Intérêt généralRecherche originale à l'époque, consistant à déterminer la manière dont les contenus de pensée sont exprimés par la langue.
Parties du discoursCe qui intéresse Svedelius, c'est l'idée, beaucoup plus que le mot, si bien qu'il n'accorde pas d'intérêt particulier aux classes de mots (dont il ne remet cependant pas en cause l'existence).
Innovations term.Svedelius ne crée pas de terminologie spécifique, mais spécialise certains mots du langage courant dans un sens particulier (par ex. "procédé" vs "classification" vs "relation").
Corpus illustratifExemples simples empruntés au français courant.
Indications compl.Fine analyse de nombreux comportements du français. Par exemple: certaines séquences sont à considérer comme une seule "idée" (avoir des enfants, tableau noir); la pause et l'ordre des mots "éveillent l'attention" et signalent l'idée "la plus actuelle" (cf. la thématisation); la séquence les vaches ruminent évoque soit un "procédé", sans pause, relevant de l'observation des faits, soit une "classification", avec pause après vache (cf. fr. populaire ça rumine), et appartient "au domaine de la pensée"; un chapitre est consacré aux "modulations de la voix" et à leurs conséquences, ce qui est rare dans les grammaires. Des figures aident à la compréhension de la différence entre mon frère coupe du bois ("procédé", où les deux entités sont disjointes) et mon frère est coupeur de bois ("relation", où les deux entités sont concentriques). L'intérêt pédagogique est évident.
Influence subieL'auteur remercie "M. Geiger et M. Brunot" dans son avant-propos.
Influence exercéeB. Malmberg (1983, p. 34) se demande "si Saussure n'avait pas subi l'influence de Svedelius en ce qui concerne la synchronie". Ferdinand Brunot, qui connaissait donc cette thèse, continue dans La pensée et la langue (1922) cette recherche de type onomasiologique. Ce linguiste et pédagogue publiait, dès 1903, des méthodes élémentaires qui présentaient les moyens d'expression marquant les grandes catégories de pensée.
Renvois bibliographiques→ Références
Malmberg B. 1983; Malmberg B. 1991 {p. 415}
Rédacteur

Pottier, Bernard

Création ou mise à jour2000