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Ecriture

Jaucourt, Louis de

DomaineCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
SecteurCompilations [5157]
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CTLF Images (éd. 1755, vol. 5)

CTLF (PDF, éd. 1755, vol. 5)

ARTFL (éd. 1751-1772)

TextesCTLF Texte
Auteur(s)

Jaucourt, Louis de

Forme complète: Jaucourt, Louis Chevalier de

Datation: 1704-1779 [1780]

Louis de Jaucourt (ou M. le Chevalier de Jaucourt, également connu sous le nom de plume Louis de Neufville), fit ses études de théologie à Genève, et celles de médecine à Cambridge et Leyde. Docteur en médecine, il est l'un des principaux contributeurs de l'Encyclopédie pour laquelle il rédige, avec l'aide de trois ou quatre secrétaires, près de 17 000 articles, principalement dans les domaines de la médecine, de la physique et des sciences naturelles. Pour ses nombreux services rendus à l'Encyclopédie, on peut lire les éloges de d'Alembert et Diderot dans l'Avertissement des volumes 2-5 (texte de d'Alembert) et 8 (texte de Diderot) de l'Encyclopédie. Jaucourt possédait la plupart des langues modernes, qu'il parlait avec beaucoup de facilité. Jaucourt a également coopéré à la Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants de l'Europe, depuis l'établissement de ce journal en 1728, jusqu'en 1740. Enfin, il serait l'auteur d'un Lexicon medicum universale jamais publié, qui devait former 6 volumes in-fol. Le manuscrit, envoyé à un imprimeur d'Amsterdam, aurait périt dans le naufrage du bateau qui le portait, sur les côtes de la Hollande-du-Nord.

Titre de l'ouvrageEcriture (Hist. anc. Gramm. & Arts.)
Titre traduit
Titre courtEcriture
Remarques sur le titreArticle de M. le Chevalier de Jaucourt [signé C.D.J. ou D.J., M. le Ch. de Jaucourt].
Période|18e s.|
Type de l'ouvrageArticle.
Type indexéCompilation de langues | Origine du langage
Édition originale1755, 1re éd., vol. 5, édition de Paris (1751-1772).
Édition utilisée"Écriture", vol. 5, éd. originale mise en ligne par ARTFL, University of Chicago et ATILF-CNRS, éd. Robert Morrissey 2013 (ARTFL Encyclopédie Project).
Volumétrie3 pages (358A-360A), deux colonnes par page (notées A et B), env. 5246 signes par page.
Nombre de signes15739
Reproduction moderneToutes les rééditions de l'Encyclopédie, papier et numériques.
DiffusionConstante, par les rééditions.
Langues ciblesHistoire de l'écriture et de ses changements progressifs jusqu'à l'invention d'un alphabet
MétalangueFrançais
Langue des exemplesLes exemples sont donnés dans les articles qui suivent la présentation générale de l'écriture (articles également rédigés par Jaucourt), aux entrées "Ecriture Chinoise" et "Ecriture des Egyptiens".
Sommaire de l'ouvrageArticle sans section, dont on peut extraire la structure suivante (sans indication de page, l'article courant sur trois pages seulement):
– Introduction (l'auteur suivra le travail de Warburthon avec lequel il s'entend).
– De la peinture à la première écriture hiéroglyphique.
– Le développement de l'écriture hiéroglyphique courante.
– Naissance de l'écriture nouvelle: l'écriture en lettres.
Quand les lettres sont devenues l'écriture commune, les hiéroglyphiques devinrent une écriture secrète et mystérieuse (perception «opposée à la vérité»).
Objectif de l'auteurL'objectif de l'auteur est donné dans l'introduction: «Développons, avec M. Warburthon, l'origine de cet art admirable, ses différentes sortes, & ses changemens progressifs jusqu'à l'invention d'un alphabet. C'est un beau sujet philosophique, dont cependant les bornes de ce livre ne me permettent de prendre que la fleur» (p. 358A).
Intérêt généralCet article fournit de façon synthétique un aperçu des travaux de Condillac (1746) et Warburthon (1744).
Parties du discoursSans objet.
Innovations term.On parlerait plutôt d'une simplification terminologique, Jaucourt n'abordant que les hiéroglyphes symboliques, laissant de côté la division de ces derniers en propres et symboliques, et la sous-division des propres en «tropiques» et «curiologiques» (terminologie de Warburthon (1744, p. 92), reprise par Condillac, 1746).
Corpus illustratifSommaire. Constitué par des mentions aux peintures des «Mexiquains», à l'écriture hiéroglyphique des Égyptiens, et à l'écriture des Chinois.
Indications compl.Jaucourt donne une note littéraire à l'article en citant dans le propos introductif un passage de la Pharsale de Lucain traduite par Brébeuf (1656), que son collaborateur à l'Encyclopédie, Marmontel, finit de traduire pour une nouvelle édition en 1766 et, semble-t-il, les Lettres péruviennes de Françoise de Graffigny (1747) (en évoquant la narratrice «Zilia»).
Influence subieJaucourt est connu pour avoir eu recours dans la rédaction de ses articles aux grands auteurs et aux traités spécialisés, en pratiquant «l'extrait et la compilation de façon constante et intensive» (Lecas-Tsiomis et Pépin, 2016). Cela est incontestable dans le cadre de l'article "Écriture" où l'auteur y copie des passages: de l'essai de Warburthon sur les hiéroglyphes (1744, traduction de Léonard des Malpeines, p. 147 et suivante); des chapitres XIII («De l'écriture») et XIV («De l'origine de la fable, de la parabole et de l'énigme, avec quelques détails sur l'usage des figures et des métaphores») de l'Essai sur l'origine des connaissances humaines de Condillac (1746) pour la conclusion de l'article; du chapitre de Duclos «Des lettres considérées comme caractères», de la Grammaire générale et raisonnée (de Port-Royal) avec des remarques, par M. Duclos, 1754-1756.
Influence exercéeDifficile à déterminer, mais sans doute très grande.
Renvois bibliographiques→ Références
Chouillet A.-M. 2011; Duclos C. 1821 {chap. V, p. 462-471}; Jaucourt L. C. 1755; Leca-Tsiomis M. & Pépin F. 2015; Lough J. 1960; Lough J. 1961; Michaud J.-F. & Michaud L.-G. (éd.) 1858; Morris M. F. 1979; Pariente J.-C. & Pécharman M. (éd.) 2014; Perla G. A. 1980; Schwab R. N. 1957; Schwab R. N. 1957; Schwab R. N. 1958; Schwab R. N. 1962; Warburthon W. 1744
Rédacteur

Lechevrel, Nadège

Création ou mise à jour2016-05