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De lingua Latina

Varron

ChapitreTradition occidentale: grec et latin
Sous-chapitreGrammaires latines antiques [1201]
Fac-similé(s)The Latin Library
Gallica (ca 1470, chap. Analogia)
Texte(s)
Nom de l'auteurVarron
Datation de l'auteur116–27 a.C.
Biographie de l'auteurVariante du nom: Marcus Terentius Varro. Homme politique romain (partisan de Pompée, gouverneur d'Espagne battu par César mais épargné par les guerres civiles). Polygraphe extrêmement savant et fécond: poésie, traité d'agriculture, encyclopédie, antiquités, grammaire, etc.
Titre de l'ouvrageM. Terenti Varronis De lingua Latina quae supersunt
Titre traduitVarron, La langue latine (partie subsistante)
Autre titreDe lingua Latina
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageApplication de la dialectique stoïcienne à l'analyse de la production du sens en latin.
Type indexéDescription théorique.
Original (date, lieu)Date de composition: ca 45/44 a. C.
Période|-1er s.|
Édition utiliséeEdition Georgius Goetz & Fridericus Schoell, 1910, Leipzig, Teubner, p. 3-198.
VolumétrieFormat in-8°, 196 pages.
Nombre de signes360 000
Reproduction moderneEd. Georgius Goetz & Fridericus Schoell, reprod. 1964, Amsterdam, A. M. Hakkert.
DiffusionLes manuscrits encore connus descendent tous d'une source unique et lacunaire, dont le meilleur représentant est le Laurentianus LI, 10, du 11e s. Edition princeps: Laetus, Rome (?), 1471 (?). Nombreuses éditions humanistes (Rholandellus, Parme, 1480; Aldus, Venise, 1513; Bentinus, Paris, 1529; Gryphius, Lyon, 1535, etc. ) et classiques; K. O. Mueller, Leipzig, Weidmann, 1833; L. & A. Spengel, Berlin, Weidmann, 1885; R. G. Kent, Loeb, 1938; édition du livre V, J. Collart, Paris, Les Belles Lettres, 1954; éd. du livre VI, P. Flobert, Paris, Les Belles lettres, 1985; éd. du livre VIII, H. Dahlmann, Berlin, Weidmann, 1940; éd. du livre X, D. J. Taylor, Amsterdam, Benjamins, 1997.
Langue(s) cible(s)Latin.
MétalangueLatin.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageIl ne reste plus que six livres (V-X) sur les vingt-cinq que comptait l'ouvrage, dont on peut toutefois reconstituer le plan général en trois parties: Introduction (I), étymologie (théorie, II-IV, application au latin, V-VII), analogie (théorie, VIII-X, application au latin, XI-XIII), syntaxe (XIV-XXV). La partie conservée comprend une étude d'étymologie du vocabulaire latin divisé en mots concernant le lieu (V [p. 3-56]), mots concernant le temps (VI [p. 57-91]), mots forgés par les poètes (VII [p. 92-124]); et une théorie de l'analogie (considérée comme le garant de la flexion) qui se divise en trois: pour l'analogie (VIII [p. 125-146]), contre l'analogie (IX [p. 147-173]), mise au point (X [p. 174-191]). Fragments des autres livres [p. 174-191].
Objectif de l'auteurVarron se propose d'analyser la production du sens en latin. L'étymologie permet de poser un enracinement du langage dans le réel et restitue le rapport vertical des mots aux choses. La multiplication des formes (declinatio, transformation) autorisée par l'analogie permet de rendre compte de la complexité et variabilité des phénomènes naturels. La façon dont on enchaîne les mots (rapport horizontal) restitue les relations entre les choses.
Intérêt généralL'ouvrage de Varron est d'autant plus intéressant qu'il est resté complètement isolé. L'ébauche de syntaxe qui en constituait la moitié n'a pas intéressé l'institution scolaire, d'où la mutilation.
Parties du discoursVarron qui connaît sans doute le système classique des parties du discours, propose à plusieurs reprises d'autres classements des catégories de mots selon les besoins de ses démonstrations (voir en particulier livre 8 § 44-45 qui est un emprunt et sans doute une traduction du grec; voir aussi l'utilisation du système marque du cas / marque du temps / les deux / ni l'un ni l'autre).
Innovations term.La terminologie grammaticale latine n'est sans doute pas encore fixée et Varron a un vocabulaire assez flou, souvent périphrastique, ne se gardant ni de la synonymie ni de l'homonymie. Nombre d'innovations n'auront pas de succès (voir la série pars dicendi, appellandi, adminiculandi, iungendi [dénomination, énonciation, association, adjonction], livre VIII, § 8. 44).
Corpus illustratifVarron multiplie les exemples, qui sont la substance même des livres étymologiques (le livre VII cite de nombreux poètes archaïques, Ennius, Naevius, Lucilius, Plaute).
Indications compl.
Influence subieVarron connaît et cite un grand nombre d'auteurs grecs, philosophes ou grammairiens (Aristote, Aristarque, etc.: la liste est longue), quelques prédécesseurs latins comme Cosconius ou Aelius Stilo, mais c'est à l'appui de raisonnements sur des détails. La conception d'ensemble est sans doute originale et demeure unique en son genre (seul le De dialectica d'Augustin semble utiliser le schéma dialectique que Varron appliquait au latin).
Influence exercéeL'influence directe sur l'histoire de la grammaire est très faible, malgré la célébrité de Varron. Peu de traces sûres, sinon chez Priscien; possibilité d'emprunts chez Scaurus (perdu) qui seraient plus ou moins passés dans la tradition (?). Influence tardive sur les grammairiens du 16e s., surtout Ramus.
Renvois bibliographiquesAx W. 1996; Baratin M. 1989; Calboli G. (éd.) 2001; Cavazza F. 1981; Codoñer C. 2000; Collart J. 1954; Dahlmann H. 1932, 1935; Fehling D. 1956, 1957; Gambarara D. 2009; Garcea A. & Lomanto V. 2003; Murphy J.J. 2000; Pfaffel W. 1981; Piras G. 1998; Reitzenstein R. 1901; Schröter R. 1960; Stéfanini J. 1978; Taylor D.J. 1974, 2000; Wilmanns W. 1869.
→ Références
Auteur de la noticeDesbordes, Françoise
Création ou mise à jour2003 | 1998