CTLF Corpus de textes linguistiques fondamentaux Imprimer Retour écran
Menu CTLF Notices Bibliographie Images Textes Articles

Instituciones de la gramatica española

Jiménez Patón, Bartolomé

ChapitreGrammaires des langues européennes modernes
Sous-chapitreGrammaires espagnoles [3110]
Fac-similé(s)
Texte(s)
Nom de l'auteurJiménez Patón, Bartolomé
Datation de l'auteur1569–1640
Biographie de l'auteurGrammairien qui enseigna et écrivit toute son oeuvre dans une petite ville de sa Manche natale, Villanueva de los Infantes, éloignée des grandes universités (situation tout à fait différente de celles des grands grammairiens espagnols, comme Nebrija ou Sanctius). Il est l'auteur, entre autres oeuvres philologiques, de l'Epítome de la ortografía latina y castellana (1614) et Mercurius Trimegistus (1621), son ouvrage le plus important (Quilis 1965, p. LXVII).
Titre de l'ouvrageInstituciones de la gramatica española. Dirigidas al Licencia do Don Sebastián de Cobarrubias Orozco, Capellan de Su Magestad, Maestre escuela, y Canonigo de la Santa Iglesia de Cuenca, y consultor del Santo oficio de la Inquisición, y Autor del Tesoro de la lengua española. Por el maestro Bartolome Ximenez Paton.
Titre traduitInstitutions de la grammaire espagnole. Adressée au Licencié D. Sebastián de Covarrubias Orozco, Chapelain de Sa Majesté, et maître d'école, et Chanoine de la Sainte église de Cuenca, et Constulteur du Saint Office de l'Inquisition, et auteur du Thresor de la langue espagnole. Par le maître Bartolomé Ximenez Paton.
Autre titreInstituciones de la gramatica española
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageOuvrage didactique "raisonné" (Yllera 1982, p. 656), dont la finalité est de montrer la différence entre la grammaire du latin et celle de l'espagnol (f. 27 v-28 r).
Type indexéGrammaire contrastive.
Original (date, lieu)Baeza, Cuesta, 1614.
Période|17e s.|
Édition utiliséeInstituciones de la Gramática Española, oeuvre présentée en un seul volume avec l'Epítome de la ortografía latina y castellana placé en premier lieu (comme dans l'exemplaire de la B.N Madrid qui présente aussi conjointement les deux oeuvres). 1965, Estudio y edición de A. Quilis y Juan Manuel Rozas, Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Col. Clásicos Hispánicos). Dedicatoria (3 f. recto et verso) Gramática.
Volumétrie36 f. r & v (p. 93-114, selon la pagination de l'éditeur). 1088 signes par page.
Nombre de signes18 496
Reproduction moderneEdition d'Antonio Quilis & Juan M. Rozas, 1965, Madrid, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (C.S.I.C. Col. Clásicos Hispánicos). Cette édition est précédée d'une étude (p. XV-CXXII).
DiffusionHistoire institutionnelle: les Instituciones ont été peu étudiées par les philologues modernes jusqu'à la réédition de Quilis (1965), alors que d'autres oeuvres de Patón comme le Mercurius (1621), avaient fait l'objet de l'attention, entre autres, de M. Menéndez Pelayo (1940). Selon Quilis (1965, p. XXXIII), "la Real Academia Española, desde la segunda edición de su Ortografía [1754], cita a Patón [y] el Diccionario de Autoridades [1726-1739] conoce a fondo [las Instituciones]". La Viñaza (1893: nº 531) présenta les passages qu'il considérait comme les plus importants des Instituciones. Kukenheim (1932) ne les inclut pas dans la liste des grammaires espagnoles.
Langue(s) cible(s)Espagnol.
MétalangueEspagnol.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageDédicace (f. 2 r à 4 v). Aucune autre division que la séparation en paragraphes: Les partie du discours (f. 5 r), le genre du nom (f. 8 r), les articles (f. 11 r), le nombre et les cas (f. 12 r), les pronoms (f. 15 r), le verbe (f. 18 r), les adverbes (f. 22 r), les prépositions (f. 23 r), l'interjection (f. 23 r), Concordance (f. 23 r), Propriétés de la langue espagnole (sorte d'histoire des mots, f. 26 r).
Objectif de l'auteurMontrer la différence, pour les étrangers qui désirent apprendre l'espagnol, entre cette langue et la langue latine, rapprochant la première de la seconde (f. 27 v-28 r).
Intérêt généralPatón n'a pas tant pour but de montrer ce qui est général ou universel dans toutes les langues, ce qui le rapprocherait de Sanctius (Yllera 1983), que de fournir une description de l'espagnol qui a le latin pour référence constante, implicite ou explicite. En ce sens, les Instituciones sont des éléments de grammaire "raisonnée" qui justifient la description - déviante par rapport à la grammaire latine - de la langue espagnole.
Parties du discoursCinq parties du discours (deux principales: nom et verbe, trois secondaires: adverbe, préposition et conjonction). Le nom est défini sémantiquement, comme élément qui désigne les choses permanentes alors que le verbe est comme 'dynamique' (en face du caractère 'statique' du nom). A noter: l'invariabilité casuelle en espagnol est clairement énoncée ainsi que la division entre substantif et adjectif. En ce qui concerne les verbes, Patón distingue trois "genres": substantif (ser), actif (amar) et neutre (= intransitif, vivir). Dans le chapitre de la préposition, il faut signaler l'originalité de l'analyse de "a" pour les compléments d'objet direct.
Innovations term.
Corpus illustratifExemples courts non signés.
Indications compl.
Influence subieOeuvre brève et dense sans références érudites dont la concision serait destinée à concentrer l'attention du lecteur sur les points de vue, totalement nouveaux, de l'auteur (Quilis 1965, p. LXXXV); l'ouvrage est partiellement inspiré de Nebrija et Sanctius qui sont souvent repris mais corrigés ou complètés. Quilis souligne la vaste érudition de Patón qui n'apparaît pas explicitement dans cette brève grammaire, sauf dans la dernière partie ("Propriété de la langue espagnole", f. 26 r-28 r). Patón, traitant de l'origine de cette langue, cite Francisco de Yepes, López de Velasco et Covarrubias.
Influence exercéeAdmiré par les Académicos auteurs du Diccionario de Autoridades (1726-1739), Patón y figure entre les plus grands: Nebrija, Correas, López de Velasco et ses théories sont présentes dans les articles grammaticaux du Diccionario. Situé dans le courant de la grammaire "racionalista" , il a influencé sous certains aspects, la grammaire espagnole du 18e s. (Gayoso, Jovellanos) et du 19e s. (Salvá).
Renvois bibliographiquesDíez Orzas P.L. & Green J.N. 2009; Kukenheim L. 1932; Menéndez Pelayo M. 1940; Muñoz y Manzano (Conde de la Viñaza), C. 1893; Quilis A. & Rozas J.M. 1963; Ramajo Caño A. 1987; Yllera A. 1983.
→ Références
Auteur de la noticeLépinette, Brigitte
Création ou mise à jour1998