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Fyrsta málfræðiritgerðin

Anonyme

ChapitreGrammaires des langues européennes modernes
Sous-chapitreGrammaire du vieux norrois [3901]
Fac-similé(s)University of Copenhagen (Codex Wormianus)
Medieval Nordic Text Archive (Codex Wormianus, éd. diplomatique)
Texte(s)
Nom de l'auteurAnonyme
Datation de l'auteurFl. ca 1175
Biographie de l'auteurL'auteur est nommé seulement de façon vague le «premier grammairien». On peut supposer qu'il s'agit d'un érudit.
Titre de l'ouvrageFyrsta málfræðiritgerðin
Titre traduitPremier traité grammatical
Autre titreFyrsta málfræðiritgerðin
Remarques sur le titreFyrsta málfræðiritgerðin est le titre donné par l'éditeur. Le titre n'apparaît pas dans le manuscrit, mais l'ouvrage reçoit son nom du fait qu'il est le premier de quatre traités sur la grammaire contenus dans le Codex Wormianus.
Type de l'ouvrageTraité proposant un nouvel alphabet, adapté à la notation des sons du vieux norrois.
Type indexéPhonologie. Traité d'orthographe. Traité grammatical.
Original (date, lieu)Le Codex Wormianus a été rédigé au milieu du 14e s. Il fait partie de la Collection arnamagnéenne (du nom d'Árni Magnússon) à Copenhague (cote AM 242 fol). Il est l'un des sept manuscrits de l'Edda de Snorri (Snorri Sturluson homme politique et écrivain islandais, 1179-1241). Le premier traité, dont la rédaction remonte à trois siècles, occupe les feuillets 84-90. La première édition critique apparaît dans l'édition des Eddas de Rasmus Rask (Copenhague, 1818).
Période|12e s.|
Édition utilisée1972, Hreinn Benediktsson, The First Grammatical Treatise: Introduction, Text, Notes, Translation, Vocabulary, Facsimiles, Reykjavik, University of Iceland Publications in Linguistics Vol. 1.
VolumétrieTrois feuillets et demi (7 pages).
Nombre de signes17 000
Reproduction moderne1818, Rask; 1848, Sveinbjörn Egilsson; 1886, Dahlerup & Finnur Jónsson; 1950, 1972, Haugen; 1972, Hreinn Benediktsson; 1975, Albano Leoni; 2002, Jóhanneson, Lagervall & Lundkvist.
DiffusionL'ouvrage se trouve dans un seul manuscrit (le Codex Wormianus), qui contient quatre traités grammaticaux ainsi que l'Edda de Snorri Sturluson et un poème de l'Edda poétique. Il n'a pas été utilisé avant de susciter l'intérêt des linguistes aux 19e et 20e s., ce qui a suscité plusieurs rééditions.
Langue(s) cible(s)Vieux norrois.
MétalangueVieux norrois.
Langue des exemplesVieux norrois, latin.
Sommaire de l'ouvrageTraité grammatical qui propose une description du système phonologique du vieux norrois en faisant appel à des paires minimales. L'auteur propose une série de modifications de l'alphabet latin, tantôt en supprimant des lettres, tantôt en en ajoutant, ou encore en utilisant des signes diacritiques, afin de le rendre plus adapté à la langue norroise. Le traité se compose ainsi: introduction (p. 84), les voyelles (p. 84-87), les consonnes (p. 87-90) et conclusion (p.90).
Objectif de l'auteurL'auteur voudrait que son modèle d'orthographe soit adopté par le public islandais afin, en premier lieu, de faciliter l'écriture et en même temps épargner le parchemin, et, en deuxième lieu, d'éviter des ambiguïtés lorsqu'une distinction phonologique n'est pas marquée sur le plan graphique.
Intérêt généralDans cet ouvrage apparaît pour la première fois la méthode de la commutation afin de rendre compte des sons fonctionnels d'une langue. L'historien de la langue norroise trouvera également une description phonologique synchronique de cette langue au milieu du 12e siècle.
Parties du discoursSans objet.
Innovations term.Réttræðr "correctement prononçable". Terme employé pour décrire le fait qu'on ne peut pas attribuer la valeur correcte à certains caractères latins en écrivant le norrois. Possible influence de la recta pronuntiatio latine? Grein "distinction". Terme employé pour décrire les paires minimales, par ex. dans la partie où les voyelles nasales sont introduites: «chacune de ces mêmes neuf lettres en engendre une nouvelle [lettre] si on la nasalise, et cette distinction (grein) est si nette qu'elle peut changer la signification».
Corpus illustratifCaractères et mots isolés. Exemples de phrases faisant apparaître des mots présentant les caractères faisant l'objet de l'étude. Un emprunt littéraire (4 vers).
Indications compl.Le manuscrit AM 242 fol ou «Codex Wormianus» se trouve dans la collection Arnamagnaenne (danois: Den Arnamagnæanske Samling) de l'Université de Copenhague.
Influence subieL'auteur connaît la littérature antérieure en langue norroise, notamment les scaldes (poètes) qu'il nomme comme autorités en ce qui concerne les lettres et leurs distinctions linguistiques, ainsi que les lettres indigènes, les runes, auxquelles il emprunte la lettre þ. En outre, l'introduction du système de points diacritiques «est peut-être venue au Premier Grammairien par observation de la solution trouvée par les praticiens des runes» (C. de Pins 2013, p. 253). L'auteur connaît également le latin (citation des Disticha Catonis I, 10) et emprunte très probablement des concepts à des textes latins, mais sans les citer. Par ex. le terme staf semble une traduction du latin littera. La question est de savoir à quel(s) ouvrage(s) l'emprunt a été fait. Dans le cas de staf, C. de Pins (2013, p. 248), en s'appuyant sur Gade (2007), soutient que l'auteur anonyme s'inspire dans la grammaire latine d'Ælfric. Un autre exemple est l'idée de distinguer trois caractéristiques dans la lettre (à savoir sa figure/forme, son nom et sa valeur), présente chez les grammairiens latins comme Donat ou Priscien. C. de Pins (2013, p. 274) souligne que «ces accidents interviennent dans le traitement de la consonne et non dans celui de la lettre». Le traitement de la semi-voyelle, «y trouve peut-être sa source, ou son inspiration, dans les commentaires insulaires des Scotti peregrini» (C. de Pins 2013, p. 262) tandis que l'analyse des lettres x, y, z rappelle le commentaire de Sedulius Scottus à l'Ars Maior de Donat (C. de Pins 2013, p. 279).
Influence exercéeAucun manuscrit postérieur adoptant les principes du Premier traité n'a été trouvé. Mais les linguistes modernes se sont intéressés à l'ouvrage, car l'analyse des sons qu'il contient peut être rapprochée de l'analyse structurale en paires minimales.
Renvois bibliographiquesAhlqvist A. 1983; Albano Leoni F. (éd.) 1975; Albano Leoni F. 1976, 1985-1986, 1988, 2009; Barnes M. 1971; Benediktsson H. 1960, 1961, 1972, 2002; Bernharðsson H. 2004; Braunmüller K. 1984, 1986, 1998; Busani L. & Raschella F.D. 2001; Clunies Ross M. 1987, 2005; Copeland R. & Sluiter I. (éd.) 2009; Dahlerup V. & Jónsson F. (éd.) 1886; De Pins C. 2013; Egilsson S. (éd) 1848); Foote P. 1984; Gade K.E. 2007; Gurevich E. 2000; Hagland, J.R. 1992, 1993, 2005; Harðarson G. 1993, 1999; Haugen E. 1950 (1972); Haugen O.E. (éd.). 2012; Holtsmark A. 1936, 1960; Hovdhaugen E. 1987; Hovdhaugen E., Karlsson F., Henriksen C. & Sigurd B. 2000; Ising E. 1970; Jóhannesson K., Lagervall M. & Lundkvist K. 2002; Kulbrandstad L.A. 2005 (1993); Law V. 2003; Louis-Jensen J. 1989; Micillo V. 2000; Mikkelsen O. 2018; Myrvoll K.J. & Skomedal T. 2010; Nordal G. 2001; Ólsen B.M. 1883, 1884; Olsen M. 1937; Perridon H. 1985; Poli D. 2008; Raschellà F.D. 1983, 1993, 1998, 2000, 2007; Rask R. 1818; Robins R.H. 1951, 1997 (1967); Roos H. 1960; Sigurðsson G. 1994; Skomedal T. 1994; Steinthal H. 1890; Thomsen V. 1902; Tómasson S. 1988, 1993; Tranter S. 2000; Ulvestad B. 1995; Vondřička P. 2007.
→ Références
Auteur de la noticeMikkelsen, Olaf
Création ou mise à jour2018-05