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Jingzhuan shici

Wang Yinzhi

ChapitreTraditions non occidentales
Sous-chapitreIdées linguistiques en Chine ancienne [4415]
Fac-similé(s)
Texte(s)
Nom de l'auteurWang Yinzhi
Datation de l'auteur19 avril 1766 – 24 décembre 1834
Biographie de l'auteurConnu aussi sous les noms de Wang Boshen et de Wang Manqing. Fonctionnaire lettré chinois, originaire de Gaoyou, dans la province du Jiangsu. Il est le fils aîné du célèbre philologue et phonologue Wang Niansun (1744-1832). Après avoir obtenu son doctorat (jinshi) en 1799, il est affecté à l'Académie Hanlin comme compilateur, avant d'être muté à Guizhou (province de Guilin) en 1801 comme examinateur provincial. Il occupe ensuite plusieurs fonctions importantes comme Vice-Président du Censorat (1817), ou Président du Bureau des Cérémonies (de 1830 à 1832). A sa mort, en 1834, il est Président du Bureau des Compilations. Outre le Jingzhuan shici, il est aussi l'auteur du Jingyi shuwen [Commentaires et questions sur les Classiques] (1797, 32 fascicules) et du Zidian kaozheng [Corrections du Dictionnaire] (1831), ouvrage en 12 fascicules qui contient 2 588 corrections effectuées, en collaboration avec son père Wang Niansun, sur le grand dictionnaire de l'Empereur Kangxi (règne 1662-1723), le Kangxi zidian. Ce dictionnaire, compilé par un comité de lettrés et achevé en 1716, traite 47 035 graphes et 1 995 variantes.
Titre de l'ouvrageJingzhuan shici
Titre traduitExplication des particules dans les classiques et dans les commentaires
Autre titreJingzhuan shici
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageTraité de philologie classique. Lexique de particules grammaticales.
Type indexéMorpho-phonétique. Philologie. Recueil de particules.
Original (date, lieu)Achevé en 1798, et publié en 1819.
Période|18e s.|
Édition utiliséeGaoyou Wang shi jia keben [Recueil des oeuvres du clan Wang de Gaoyou], dans le recueil "Huang Qing jingjie", 1829, 1861, 1891. Réédition photo: Taipei, 1959, 1961.
Volumétrie10 fascicules.
Nombre de signes160 000
Reproduction moderneChangsha, Yuelu shushe, 1984, 274 pages (postface de Li Weiqi). Jiangsu guji chubanshe, 1985 (introduction de Xu Fu).
DiffusionLa diffusion de ce traité, qui est un classique de la philologie chinoise, a toujours été très large, mais il n'en existe toujours pas de traduction en langues occidentales. On ne compte pas les réviseurs, annotateurs et commentateurs de l'œuvre de Wang Yingzhi. Le plus important d'entre eux est sans doute Wu Changying, auteur du Jingzhuan yanshe [Explication du Jingzhuan] (1873, 10 fascicules).
Langue(s) cible(s)Chinois classique.
MétalangueChinois classique.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageEtude de 160 particules grammaticales ou mots vides tirés pour l'essentiel de classiques d'avant les Han (220-206 a.C.) et expliqués dans leur contexte avec des exemples. L'auteur appelle ces particules yuzhu (terme utilisé avant les Tang, 618-907) plutôt que zhuyu (terme postérieur), sans doute par respect pour la tradition la plus ancienne.
Objectif de l'auteurIl est d'ordre philologique. Il s'agit pour lui d'expliquer les classiques et les commentaires auxquels ils ont donné lieu.
Intérêt généralL'apport de l'ouvrage est essentiel, même s'il est sans doute difficile de considérer, comme l'ont fait certains, qu'il s'agit d'un pur traité grammatical. A dire vrai, c'est tout au plus, comme l'affirme Wang Li (1984), un dictionnaire de particules, qui ne prend que trop rarement en considération l'unité de la phrase dans sa totalité. L'intérêt réside surtout dans le fait que le travail de Wang Yingzhi est incontestablement supérieur à celui de ses prédécesseurs. Il a corrigé leurs nombreuses erreurs d'interprétation. Ses analyses sont d'une rigueur exemplaire. Elles seront par la suite rarement prises en défaut.
Parties du discours
Innovations term.
Corpus illustratif
Indications compl.Traitement des particules: Wang Yingzhi distingue des particules d'usage très courant (chang yu), des particules tout court (yu zhu), des particules qui n'ont pas de sens, mais un son (fasheng), des particules initiales (fayuci), des connecteurs (cheng shang zhi ci), des affixes (zhuang shi zhi ci), des négatifs (bu ran zhi ci), des exclamatifs (tan ci), des modaux (ni yi zhi ci). Les notions grammaticales sont assurément beaucoup plus précises que celles qu'on trouve dans les ouvrages précédents du même type (Yuan Renlin 1710, Liu Qi 1711). Les connecteurs, par exemple, sont à leur tour classés en adversatifs, interrogatifs et concessifs. L'auteur compare aussi de manière systématique les particules dont le sens est voisin.
Influence subieLe Jingzhuan shici se situe dans la lignée directe du Zhu zi bianlue (1711) de Liu Qi. Wang Yingzhi a aussi été beaucoup influencé par les travaux phonologiques et philologiques de son père, avec qui il a beaucoup collaboré.
Influence exercéeMa Jianzhong, pour son Ma shi wen tong (1898), s'est très largement inspiré des analyses et de la terminologie de Wang Yingzhi, mais c'est aussi le cas de plusieurs grammairiens modernes de la langue classique, notamment Yang Shuda (1928), Lü Shuxiang (1944) ou Yang Bojun (1981).
Renvois bibliographiquesGong Qianyan 1987; He Jiuying 1985; Hu Zhuan 1986; Li Kai 1993; Lü Shuxiang 1944; Ma Jianzhong 1898; Ma Songting 1986; Malmqvist G. 1994; Shao Jingmin 1990; Yang Bojun 1981; Yang Shuda 1928.
→ Références
Auteur de la noticePeyraube, Alain
Création ou mise à jour2000