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Indogermanischen Sprachen

Schmidt, Johannes

ChapitreCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
Sous-chapitreLinguistique historico-comparative [5209]
Fac-similé(s)CTLF Images
CTLF (PDF, éd. 1872, Weimar)
Texte(s)CTLF Textes
Nom de l'auteurSchmidt, Johannes
Datation de l'auteur29 juillet 1843 – 4 juillet 1901
Biographie de l'auteurLinguiste allemand, né à Prenzlau, mort à Berlin. Disciple de Schleicher à Iena. Professeur à Graz (1873), puis à Berlin, de 1876 à sa mort. Esprit original, Johannes Schmidt a suivi sa propre voie, sans se joindre au courant néo-grammairien, mais sans non plus s'accrocher à ce qu'il y avait de périmé dans l'enseignement de Schleicher. Le bilan de son œuvre est contrasté: s'il a eu des intuitions géniales dans le domaine de la morphologie (1889), il n'a pas su, malgré son ambition de dépasser l'alphaïsme de Schleicher, édifier une théorie satisfaisante du vocalisme indo-européen: la question a reçu sa solution juste après l'étude qu'il a consacrée au sujet (1871-1875); et il a cherché une mauvaise querelle à Brugmann et à Saussure à propos des sonantes-voyelles (1895), à une époque où la cause était entendue.
Titre de l'ouvrageDie Verwantschafstverhältnisse der indogermanischen Sprachen
Titre traduitLes relations de parenté entre les langues indo-européennes
Autre titreIndogermanischen Sprachen
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageEtude des relations de parenté, plus ou moins étroites, qu'entretiennent entre elles les langues de la famille indo-européenne.
Type indexéLinguistique historico-comparative.
Original (date, lieu)1872, Weimar, Hermann Böhlau.
Période|19e s.|
Édition utilisée
VolumétrieIn-8°; nombre de pages: IV + 68; 36 lignes de 10 cm par page; env. 1600 signes par page.
Nombre de signes115 000
Reproduction moderne
Diffusion
Langue(s) cible(s)Langues indo-européennes anciennes.
MétalangueAllemand.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageCette mince plaquette ne comporte pas de table des matières. Le corps du texte, qui couvre sans subdivisions les p. 1-31, est précédé d'un bref avant-propos (III-IV) et suivi (p. 32-68) d'un appendice consistant en des listes d'isoglosses lexicales à l'intérieur de la famille indo-européenne: [36-45] I, vocabulaire balto-slavo-germanique (= "nordeuropäisch"), germano-slave et balto-slave; [45-50] II, balto-slave et indo-iranien; [50-51] III, germanique et indo-iranien; [51-52] IV, nord-européen et indo-iranien; [53-58] V, grec et latin; [59-65] VI, grec et indo-iranien; [65-66] VII, latin et indo-iranien; [67] VIII, grec, latin et indo-iranien; [67-68] IX, indo-iranien, grec et balto-slave.
Objectif de l'auteurContre son maître Schleicher (mort en 1868), Johannes Schmidt fait valoir que le modèle de l'arbre généalogique, emprunté à la paléontologie, est inapte à rendre compte de la parenté entre les langues, et qu'il faut lui substituer un schéma différent. "Si l'on veut représenter les relations de parenté entre les langues indo-européennes par une image qui concrétise l'origine de leurs différences, il faut abandonner complètement l'idée de l'arbre généalogique (Stammbaum). Je la remplacerais par l'image de l'onde (Welle) qui se propage en anneaux concentriques de plus en plus faibles à mesure qu'ils s'éloignent du centre." (p. 27).
Intérêt généralJohannes Schmidt est resté célèbre pour avoir promu cette théorie des ondes (Wellentheorie), qui est comme une revanche de la géographie sur l'histoire. Incidemment, il a contribué à ruiner définitivement l'ambition schleichérienne de conférer à la linguistique le statut d'une science naturelle, et sur ce point il se trouve d'accord avec nombre de ses contemporains, notamment Whitney, Curtius et Bréal (sur la prise de position de ce dernier, voir Desmet & Swiggers 1995, p. 253 sq.).
Parties du discours
Innovations term.
Corpus illustratif
Indications compl.
Influence subieAu même moment que J. Schmidt, le romaniste H. Schuchardt émettait des thèses comparables à propos de la parenté des langues romanes. L'antériorité relative des deux savants sur ce point demeure un objet de contestation dans l'histoire de la linguistique (Morpurgo Davies 1975, p. 647 sq.).
Influence exercéeTant J. Schmidt que H. Schuchardt ont eu une grande influence sur les linguistes "de terrain", qui n'ont cessé d'émettre des objections contre les méthodes utilisées dans la linguistique "de papier". C'est dans ce courant que prend sa source la polémique ouverte en 1885 par Schuchardt contre les néo-grammairiens. La méthode de J. Schmidt l'entraîne à se défier de la reconstruction, qui était l'ambition de Schleicher et sera aussi celle des néo-grammairiens (bien qu'avec plus de rigueur, donc avec moins d'assurance). Par là il annonce - sans que l'on puisse parler pour autant de filiation - ceux qui, comme Meillet, assigneront à la linguistique comparative des objectifs plus limités: "L'indo-européen est inconnu, et les concordances sont la seule réalité qu'ait à étudier le comparatiste. La grammaire comparée n'a pas pour but de reconstruire l'indo-européen..." (1937, p. viii).
Renvois bibliographiquesDesmet & Swiggers P. 1995; Jankowsky K.R. 1972; Meillet A. 1922 [1908]; Morpurgo Davies A. 1975, 1996; Porzig W. 1954; Schlerath B. 2009.
→ Références
Auteur de la noticeLamberterie, Charles de
Création ou mise à jour2000