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Elements of Symbolic Logic

Reichenbach, Hans

ChapitreCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
Sous-chapitreLinguistique générale [5331]
Fac-similé(s)CTLF Images
Texte(s)CTLF Textes
Nom de l'auteurReichenbach, Hans
Datation de l'auteur1891–1953
Biographie de l'auteurPhilosophe des sciences naturelles, épistémologue, logicien allemand installé aux Etats Unis. Né à Hambourg en 1891, il finit ses études d'ingénieur, de physique, de mathématiques et de philosophie en 1915 par un travail sur les fondements philosophiques de la notion de probabilité. En 1920, il est assistant et Privatdozent à l'Institut de Physique de Stuttgart. En 1926, il devient professeur extraordinaire de la philosophie des sciences naturelles à la Faculté des Sciences Naturelles de l'université de Berlin, avec l'appui de Einstein. Il entre en contact avec Carnap et, ensuite, avec Neurath, il participe activement au développement du positivisme logique. En 1933, il est forcé de quitter l'Allemagne et trouve un poste à l'université d'Istanbul. Il part pour les Etats-Unis en 1938 et enseigne jusqu'à sa mort à l'université de Californie à Los Angeles. Il occupe plusieurs postes prestigieux: en 1938, il devient co-éditeur, avec Neurath et Carnap, de la revue Erkenntnis; en 1946, il est nommé président de la section occidentale (Western Division) de la Société Américaine de Philosophie (American Philosophical Society); en 1947, il est professeur invité de l'université Columbia de New York; en 1952, il donne une série de conférences sur les fondements de la mécanique quantique à l'Institut Henri Poincaré (pour ces informations biographiques, voir surtout Kamlah 1992).
Titre de l'ouvrageElements of Symbolic Logic
Titre traduitEléments de logique symbolique
Autre titreElements of Symbolic Logic
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageIntroduction à la logique symbolique, conçue comme un manuel, mais qui constitue une des premières applications systématiques de la logique symbolique moderne (de l'époque) à l'analyse du langage naturel (voir surtout le septième chapitre, intitulé Analysis of Conversational Language [Analyse du langage conversationnel]).
Type indexéLinguistique générale. Logique symbolique.
Original (date, lieu)1947, New York, The MacMillan Company.
Période|20e s.|
Édition utilisée1947, 1re éd., New York, The MacMillan Company.
Volumétriev-xiii + 444 pages = 452 pages.
Nombre de signes1 082 000
Reproduction moderne
DiffusionOuvrage régulièrement réédité. Autres éditions: 1947, Berkeley (CA), University of California Press; 1966, New York, The Free Press.
Langue(s) cible(s)Les langues du monde; pas de langue cible particulière.
MétalangueL'anglais et la logique symbolique.
Langue des exemplesLes exemples sont surtout empruntés à l'anglais, au français, à l'allemand et au turc.
Sommaire de l'ouvrageIntroduction à la logique symbolique, avec application à l'analyse sémantique du langage naturel. Plan général: Préface (p. v-ix); Table of contents [Table des matières] (xi-xiii); I. Introduction (p. 1-20); II. The calculus of propositions [Le calcul des propositions] (23-79); III. The simple calculus of functions [Le calcul simple des fonctions] (80-124); IV. The simple calculus of functions (continued) (125-191); V. The calculus of classes [Le calcul des classes] (192-213); VI. The higher calculus of functions [Le calcul supérieur des fonctions] (214-250); VII. Analysis of conversational language [L'analyse du langage conversationnel] (251-354); VIII. Connective operations and modalities [Opérations connectives et modalités] (355-404); Exercises (405-416); Solutions [Réponses] (417-437); Index (439-444).
Objectif de l'auteur1) Introduire à la logique symbolique et montrer que cette logique a un intérêt plus général (que l'auteur dit avoir découvert tout d'abord en l'appliquant à l'analyse des sciences et à la théorie générale de la connaissance). 2) Appliquer et adapter la logique symbolique à l'analyse des significations du langage naturel et montrer que cette analyse est plus précise que celle de la grammaire traditionnelle, qui ne dispose pas de la notion de fonction propositionnelle.
Intérêt généralL'ouvrage fournit une des premières applications systématiques de la logique symbolique à l'analyse du langage naturel.
Parties du discoursReichenbach (§ 59) rejette les classifications de la grammaire traditionnelle (nom, adjectif, verbe) et définit les expressions à partir de leur position dans la phrase, qu'il analyse à l'aide de la notion de fonction propositionnelle. Sa classification comprend trois grandes catégories, les arguments, les fonctions et les termes logiques, avec leurs sous-catégories.
Innovations term.
Corpus illustratifIl n'y a que quelques exemples brefs empruntés à différentes langues, mais surtout à l'allemand, à l'anglais, au français, au latin, au grec, et au turc.
Indications compl.Traitement des expressions token-réflexives (§ 50): Reichenbach a relancé au 20e s. l'idée que l'identification du référent d'une expression indexicale part de l'événement unique que constitue l'occurrence de l'expression et pas du rapport entre le locuteur et le référent (Russell (1940) parlait encore de "circonstanciels égocentriques").
Traitement des temps verbaux (§ 51): Reichenbach montre que l'analyse des temps verbaux nécessite la prise en compte d'un troisième élément, à côté du moment d'événement et du moment de parole (les temps verbaux sont token-réflexifs): le point de référence (à l'opposé de Jespersen dans sa Philosophie de la grammaire, il propose d'employer le point référentiel d'une façon systématique, pour analyser tous les temps verbaux).
Influence subiea) Le positivisme logique, surtout Carnap, b) Morris (pour la définition du signe), c) Hilbert et Russell (pour la formalisation du langage naturel). Il y a aussi des références à des philosophes comme Peirce ou Tarski et à des grammairiens ou linguistes comme Brunot, Goodwin (auteur d'une grammaire du grec), et Jespersen (qui propose déjà d'analyser certains temps verbaux, comme le plus-que-parfait ou le futur antérieur, à l'aide de trois points). Sans qu'on puisse parler d'influence directe, les idées de Reichenbach sur les token-réflexifs et sur l'analyse des temps verbaux ne sont pas sans rappeler certaines analyses de Beauzée (voir à ce sujet Vuillaume 1980, p. 52 pour l'analyse des token-réflexifs; Vetters 1992, Portine 1995, 1996 et de Saussure 1998 pour l'analyse des temps). En général, le fait qu'il essaie d'appliquer la même analyse logique aux expressions de langues aussi diverses que l'allemand, l'anglais, le français, le grec, le latin et le turc, l'insère dans la tradition des grammaires "cartésiennes" ou générales et le rapproche plus de Chomsky que de la linguistique structuraliste de son époque (pour une présentation plus détaillée, voir McMahon 1976).
Influence exercéeLe principe de la token-réflexivité (§ 50) ouvre la voie à toute une série d'analyses des expressions indexicales (voir par ex. Récanati 1979, p. 155-171; Kleiber 1983, p. 205, 1986, p. 13-17; Latraverse 1987, chap. 3; Zimmerman 1991; Künne et Sosa 1992; Perry 1997); le traitement systématique des temps verbaux (§ 51) à l'aide de la notion de point de référence a été repris ou discuté depuis dans de nombreux travaux sur la référence temporelle (mentionnons par ex. Garey 1955, [selon François 1989, p. 265-266] le premier travail qui se serait inspiré des principes de Reichenbach; Åqvist 1976; Vet 1980; Kamp & Rohrer 1983; Partee 1984; Hinrichs 1986; François 1989, p. 265-276; Molendijk 1990; Hornstein 1990; Fabricius-Hansen 1991, p 732-736; Kamp et Reyle 1993; Vetters 1996; pour des remarques critiques, voir aussi Comrie 1981 et 1985; Brisard 1999, p. 55-59, 181-189).
Renvois bibliographiquesÅqvist L. 1976; Berry G.D.W. 1949; Brisard F. 1999; Comrie B. 1981, 1985; Fabricius-Hansen C. 1991; François J. 1989; Garey H. (éd.) 1955; Hinrichs E. 1986; Hornstein N. 1990; Jespersen O. 1924; Kamlah A. 1992; Kamp H. & Reyle U. 1993; Kamp H. & Rohrer C. 1983; Kleiber G. 1986; Künne W. & Sosa E. 1992; Latraverse F. 1987 (chap. 3); Martin R.M. 1971; McMahon W. 1976; Molendijk A. 1990; Partee B.H. 1984; Perry J. 1997; Portine H. 1995, 1996; Quine W.v.O. 1948; Récanati F. 1979; Russell B. 1969 [1940]; Salmon W.C. (éd.) 1978; Saussure L.d. 1998; Vet Co 1980; Vetters C. 1992, 1996; Vuillaume M. 1980; Zimmerman T.E. 1991; Zittlau D. 1981.
→ Références
Auteur de la noticeDe Mulder, Walter
Création ou mise à jour2000