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Economie des changements phonétiques

Martinet, André

ChapitreCompilations, linguistique historico-comparative, linguistique générale, phonétique et phonologie
Sous-chapitrePhonétique et phonologie [5416]
Fac-similé(s)CTLF Images
Texte(s)CTLF Texte
Nom de l'auteurMartinet, André
Datation de l'auteur12 avril 1908 – 16 juillet 1999
Biographie de l'auteurLinguiste, phonologue et phonéticien français, né à St-Alban-des-Villards, Savoie, France, mort à Fontenay-aux-Roses, France. De 1925 à 1930, il fait des études de lettres classiques et de philologie anglaise à la Sorbonne. Attiré par la linguistique, il entreprend, en 1928, une traduction de l'ouvrage de O. Jespersen (Language) et suit à la Faculté de Copenhague un cours d'été de danois, un enseignement sur le comparatisme à l'université de Berlin (1931-1932). Agrégé d'anglais en 1930, il élargit son champ d'études aux langues germaniques, à la phonétique, à la phonologie et plus généralement à la linguistique générale. En contact avec le Cercle Linguistique de Prague, il en adopte les thèses et la méthodologie; il participe au développement de la phonologie, tout en étant membre de l'Association phonétique internationale dès 1935. Il est bien au fait des développements de la glossématique par ses contacts personnels avec L. Hjelmslev, comme en témoigne son compte rendu très détaillé, en 1946, des Prolégomènes à une théorie du langage. Son Doctorat ès Lettres (1937), consacré à la phonologie, participe à la diffusion du structuralisme en France (thèse principale: La gémination expressive en germanique; thèse complémentaire sur la phonologie du mot en danois). La même année il est nommé directeur d'études en phonologie à l'Ecole pratique des hautes études à la Sorbonne. Prisonnier de guerre, il parvient à réaliser en captivité son enquête sur La Prononciation du français contemporain (qui sera publiée en 1945). En 1946 il dirige les recherches de l'International Auxiliary Language Association à New York. Il y retrouve R. Jakobson et noue des contacts avec les élèves de E. Sapir. Dès 1947, il assure la direction de la revue Word et il est nommé responsable du Département de linguistique à Columbia University; il y enseigne la linguistique et prépare son ouvrage sur les changements phonétiques d'un point de vue phonologique (Economie des changements phonétiques. Traité de phonologie diachronique). Dès son retour en France en 1955, il occupe, à la Sorbonne, la chaire de Linguistique générale. Il publie, à partir de son cours, les Eléments de linguistique générale (1960). En 1965, il fonde la revue La Linguistique et dirige la publication d'un ouvrage collectif Le Langage (Encyclopédie de la Pléiade, 1968). Il réalise, en collaboration avec H. Walter, le Dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel (1987) et Des steppes aux océans. L'indo-européen et les "Indo-européens" (1986) qui rassemble l'enseignement qu'il dispense à l'Ecole pratique des hautes études. Opposé aux développements de la phonologie proposés par Jakobson, Fant, Halle (1952), puis aux théories génératives et transformationnelles, Martinet limite et décline les contours d'une linguistique dite "fonctionnelle" dont il est le fondateur, en 1976 (Société Internationale de Linguistique Fonctionnelle, SILF). Héritier du programme saussurien, Martinet a su articuler l'application systématique du structuralisme à la phonétique et à la phonologie. Après avoir indiscutablement contribué à l'essor des études linguistiques en France par son activité exceptionnelle, il n'a pas favorisé le dialogue avec les grandes réflexions qui ont traversé la linguistique et la phonétique depuis le début des années 1950.
Titre de l'ouvrageEconomie des changements phonétiques. Traité de phonologie diachronique
Titre traduit
Autre titreEconomie des changements phonétiques
Remarques sur le titre
Type de l'ouvrageOuvrage théorique sur l'évolution des systèmes phonétiques.
Type indexéTraité de phonétique. Grammaire théorique.
Original (date, lieu)1955, Berne, Editions A. Franck, S.A.
Période|20e s.|
Édition utilisée1970, 3e édition, Berne, Editions A. Franck S.A.
Volumétrie395 pages.
Nombre de signes790 000
Reproduction moderneL'ouvrage a été traduit en allemand (1981), espagnol (1974), italien (1968), russe (1960) et en japonais.
Diffusion
Langue(s) cible(s)Langues du monde, spécialement les langues indo-européennes.
MétalangueFrançais.
Langue des exemples
Sommaire de l'ouvrageL'ouvrage s'organise en deux parties, composées de chapitres dont chaque paragraphe est numéroté. Première partie: Théorie générale. Chapitre [1] Introduction: une introduction sur la phonologie diachronique, le domaine de recherche et ses limites (p. 11-38); [2] Fonction (39-62); [3] Structure (63-93); [4] Economie (94-152); [5] Prosodie (53-172); [6] Conclusion de la première partie (173-195). Deuxième partie: Illustrations. Chapitre [7] Un cas de conservation de traits distinctifs: l'infection irlandaise (199-211); [8] L'analyse en traits distinctifs et la reconstruction: le vocalisme o non-apophonique en indo-européen (212-234); [9] Un aspect de la différentiation maxima: s en indo-européen (235-247); [10] La modalité anglaise de l'isochronie et le "Great Vowel Shift" (248-256); [11] La lénition en celtique et les consonnes du roman occidental (257-296); [12] Structures en contact: le dévoisement des sifflantes en espagnol (297-325); [13] Trois tendances générales du consonantisme: affaiblissement et affermissement en italique, syllabes ouvertes en slave commun (326-369); [14] La reconstitution structurale: les occlusives du basque (370-388). Un index des termes linguistique regroupe 300 entrées. La table des matières occupe une page. Malheureusement la bibliographie, en bas de page, n'est pas reprise en fin de volume.
Objectif de l'auteurDémontrer qu'une approche structurale et fonctionnelle permet d'expliquer l'évolution phonétique.
Intérêt généralOuvrage fondateur dans le domaine de la diachronie.
Parties du discours
Innovations term.
Corpus illustratif
Indications compl.Approfondissements de points spécifiques concernant de nombreuses langues indo-européennes.
Influence subieCelle de F. de Saussure, O. Jespersen, N. Troubetzkoy, L. Hjelmslev.
Influence exercéeSur F. François, C. Hagège, G. Mounin, H. Walter et de très nombreux linguistes français.
Renvois bibliographiquesAA.VV. (éd.) 1993 (Encyclopædia Universalis France, vol. 20, p. 1326); Bronstein A.J., Raphael L.J. & Stevens C. 1977 (p. 143-144); Malmberg B. 1966 [1968] (p. 143-150); Martinet A. 1993 (p. 293); Martinet J. 1993 (p. 359-364); Mounin G. 1972 (p. 154-169).
→ Références
Auteur de la noticeBoë, Louis-Jean; Durand, Jacques
Création ou mise à jour2000