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Brøndal, Viggo. Essais de linguistique générale – T08

| Table des matières | Fiche | Texte |

VIII
Le problème de l'hypotaxe.
Réflexions
sur la théorie des propositions

C'est un fait bien connu que des différences très considérables séparent
les propositions au point de vue de l'autonomie ou indépendance
mutuelle. On distingue généralement la parataxe (ou coordination)
de l'hypotaxe (ou subordination). Mais on est loin d'être d'accord
sur une définition nette et univoque de cette distinction.

On peut poser le problème dans les termes que voici :

Dans quel sens une proposition subordonnée est-elle proposition ?

Comment distinguer la proposition subordonnée d'autres propositions
(autonomes, principales, coordonnées) ?

Est-ce qu'il existe plus d'une espèce fondamentale de propositions
subordonnées ?

On a essaye de définir l'hypotaxe par la forme, par le sens, par la
fonction. La conception qu'on s'est formée de ce phénomène est donc
tantôt morphologique, tantôt sémantique, tantôt syntaxique (ou logique).

Conception morphologique.

Conception morphologique. — Selon une tradition grammaticale
très répandue une proposition subordonnée est caractérisée par sa forme,
c'est-à-dire par la présence de certains mots (relatifs, surtout pronoms
ou conjonctions) ou de certaines formes grammaticales (cas, modes).
Selon une conception plus récente, mais à l'heure actuelle assez généralement
admise — conception qu'on pourrait appeler pseudo-morphologique
— une subordonnée est définie par son analogie avec certaines
parties du discours : on parle surtout de propositions substantives, adjectives
et adverbiales.

Ni l'une ni l'autre de ces conceptions ne semble cadrer avec l'ensemble
des faits. La conception purement morphologique ne rend pas compte
des cas fréquents où une subordonnée est dépourvue de mot relatif
(latin rogo venias, anglais the man you know). Et la conception
pseudo-morphologique — qui devrait d'ailleurs être généralisée (pourquoi
72pas admettre également des propositions conjonctionnelles et interjectionnelles ?)
— n'arrive pas à expliquer la différence purement
syntaxique entre une proposition-sujet et une proposition-objet par
exemple. C'est évidemment pour répondre à cette dernière objection
qu'on s'est vu obligé souvent d'adopter une conception mixte comme
celle de M. Curme qui distingue : « subject, predicate, adjective, object,
adverbial » clauses. 11

On a d'ailleurs l'impression que les morphologistes — auteurs généralement
de grammaires pratiques ou descriptives — ne prétendent
nullement à une conception rigide, et que par une terminologie commode
dont ils avouent franchement l'imperfection ils essayent en réalité
d'exprimer des rapports essentiellement indépendants de la forme grammaticale.

Il faut remarquer ici que c'est sur cette conception très contestable
qu'on a voulu fonder une étude historique de la proposition subordonnée :
de l'existence à une certaine époque de certains mots relatifs (pronoms,
conjonctions) on a voulu conclure à celle de propositions subordonnées
correspondantes, et surtout de la non-concordance de tels
mots dans la série des langues indo-européennes on a cru pouvoir conclure
à la non-existence de subordonnées en indo-européen primitif. 22
De telles conclusions supposent évidemment qu'un état syntaxique (emploi
des périodes, propositions, membres de phrase) serait solidaire d'un
état morphologique déterminé (système de mots et de formes). Or
il est absolument inadmissible de supposer une telle solidarité : ce serait
méconnaître radicalement l'autonomie des faits syntaxiques (au sens
strict), ce serait oublier l'importance fondamentale que joue la proposition
(et son articulation) dans tout langage humain.73

Conception sémantique.

Conception sémantique. — Reconnaissant que dans la question
qui nous occupe le sens prime la forme, on a proposé de nos jours de
fonder la distinction entre parataxe et hypotaxe tantôt sur la variation
de l'autonomie sémantique, tantôt sur celle de l'importance psychologique
des propositions combinées. Selon M. Brandenstein 13 qui s'inspire
ici de la théorie linguistique de Marty, une subordonnée serait synsémantique,
tandis qu'une principale est conçue comme autosémantique
ou autonome au point de vue du sens. M. Nehring 24 qui refuse à la
subordonnée un caractère essentiellement synsémantique, lui laisse pourtant
un élément de synsémantisme.

Or il importe de faire observer ici que toute proposition, même la
plus isolée — et en effet nulle proposition ne sera jamais absolument
isolée du contexte ou, pour le moins, de la situation donnée — est
nécessairement — comme tout mot en fonction d'ailleurs — à la fois
autosémantique et synsémantique. La proposition est caractérisée d'une
part par la signification que comportent ses éléments, de l'autre par le
rôle qu'elle joue en coopération avec d'autres propositions. Ce n'est
donc pas par cette voie qu'on puisse aboutir à une définition satisfaisante.

Après une discussion serrée de la conception sémantique dans ses
deux variantes M. Fr. Slotty 35 est arrivé récemment à une vue qui veut
être essentiellement psychologique : ce qui distinguerait la principale
(qui est, au fond, la déterminée) de la subordonnée (déterminante)
serait une différence non pas objective ou logique, mais subjective et
psychologique ; dans l'esprit du sujet parlant une subordonnée jouerait
un rôle moins important, serait accessoire, par rapport à la principale.

Ce qui semble inquiétant dans cette conception psychologique ou
plutôt dans la partie psychologique de cette conception — comme d'ailleurs
dans la conception sémantique, en somme assez analogue — c'est
le rôle qu'on y fait jouer à des variations qui ne peuvent manquer d'être
purement individuelles.

De telles variations qu'exprime la mélodie de la phrase p. ex., constituent,
il est vrai, des faits incontestables, mais elles jouent toujours à
l'intérieur de certains cadres. Et ce sont ces cadres — de nature logique
74dans un certain sens (à déterminer) — qui sont fondamentaux pour
l'articulation de la pensée et par conséquent pour le fonctionnement du
langage. M. Slotty l'admet d'ailleurs par une heureuse inconséquence
en établissant sa théorie psychologique sur une base essentiellement
logique (base, il est vrai, très contestable, on le verra tout à l'heure) :
L'élément psychologiquement important serait selon lui le fait (Sachverhalt)
déterminé, exprimé par la proposition principale, tandis que
l'élément accessoire exprimé par la subordonnée serait de caractère
déterminant 16.

Conception logique.

Conception logique. — Une conception aussi ancienne que répandue
consiste à identifier subordination avec détermination : on considère
la chose ou substance comme plus importante que l'accident ou
la qualité et par conséquent on définit — avec M. Slotty p. ex., comme
nous venons de le constater — la subordonnée comme déterminante 27.

Or les difficultés que soulève cette doctrine sont à la fois nombreuses
et très graves :

a) Le point de vue choisi — qui est celui de la logique traditionnelle
— est exclusivement descriptif, c'est-à-dire arbitraire et insuffisant :
Une proposition-objet — pour ne prendre qu'un seul exemple — qui
est évidemment subordonnée n'est nullement déterminante. 38

b) D'autre part on trouve des propositions — indiscutablement
subordonnées — qui sont si loin d'être déterminantes qu'au contraire
elles sont nettement déterminées : celles qui dans une proposition principale,
jouent le rôle de sujet.

Il faut donc rejeter la conception logique — sous cette forme du
moins — aussi bien que les conceptions à base morphologique et sémantique
(ou psychologique).

Conception syntaxique. — Depuis longtemps on a conçu la subordination
des propositions autrement : comme indépendante à la fois
75de la forme, même intérieure, (ou présence) des mots et de leur sens,
c'est-à-dire comme une fonction purement syntaxique. D'après l'abbé
Girard 19 et d'autres excellents grammairiens français du XVIIIe siècle
(suivis bientôt par des auteurs allemands) une subordonnée est l'expression
d'un membre de phrase. C'est de même que, dès l'antiquité, les
logiciens (Stoïciens, Kant, Ueberweg) admettent à côté des propositions
autonomes des propositions (p. ex. hypothétiques) qui en font
partie. Parmi les linguistes contemporains M. Jespersen vient de définir
la subordonnée de manière exactement analogue : « a member of
a sentence having a form similar to that of a sentence ». 210 C'est cette
même conception qu'on développera ici. 311

Pour voir clairement toutes les implications de cette théorie il faut
d'abord distinguer d'une part entre période et proposition, d'autre part
entre proposition primaire, secondaire et tertiaire. Ayant défini ces
concepts, on examinera leurs combinaisons possibles. On verra enfin
dans quelles conditions se réalisera une véritable subordination.

Définitions :

I. Par période on comprendra un ensemble de parole fini, autonome
et arbitrairement découpé. — Elle pourra être formée d'un nombre
quelconque de propositions (et même de fragments de phrase).

II. La proposition sera définie comme un ensemble syntaxique complet,
c'est-à-dire relativement autonome au point de vue syntaxique. —
Elle ne jouera pas de rôle syntaxique dans la période.

III. On appellera proposition primaire toute proposition qui ne joue
pas de rôle syntaxique dans une autre proposition. — Elle pourra former,
à elle seule, une période ou bien y entrer à titre non-syntaxique.

IV. Comme proposition secondaire on considérera toute proposition
qui fonctionne comme membre d'une proposition primaire. — Plusieurs
76secondaires peuvent entrer simultanément dans une seule primaire (ou
même, cas-limite, la remplir).

V. Une proposition tertiaire fait partie d'un membre de phrase
quelconque. — Elle peut entrer dans une primaire ou dans une secondaire
(ou même dans une autre tertiaire).

Combinaisons :

A. Périodes à une seule proposition (primaire).

(1) Il est malade.

(2) Est-il malade ? — Oui.

(3) Il garde le lit ! ? — Puisqu'il est malade.

On peut remarquer ici :

La proposition qui, à elle seule, domine une période est nécessairement
primaire : une secondaire (ou tertiaire) qui vient à jouer
ce rôle — par un changement d'expression p. ex. — devient automatiquement
primaire.

Une série ou chaîne de périodes (exemples 2-3) est évidemment
intérieurement articulée par des rapports psychologiques, car comme
l'a exprimé Bradley, le grand idéaliste anglais — « rien n'est jamais
associé sans, dans ce processus, être dépossédé de sa particularité ».
Partout il y a anticipation et persévérance de la pensée, anaphore, synsémantisme
plus ou moins intime ; dans les réponses (2) ou répliques
(3) ces rapports sont particulièrement étroits. Mais en principe et par
définition (I) il n'y a pas de rapports syntaxiques entre périodes.

Une proposition primaire isolée et formant période peut parfaitement
commencer par un mot relatif, pronom ou conjonction (3).
M. Slotty a raison de placer ici des exemples analogues qu'on trouvait
souvent dans le style des journalistes allemands d'avant guerre.

B. Périodes à propositions hétérogènes (ou combinaisons de primaire
avec secondaire ou tertiaire).

(4) Il dit (qu'il est malade).

(5) (Qu'il soit malade), n'est guère croyable.

(6) (Si je suis bien renseigné), il est malade.

(7) (Celui (qui est malade)), doit garder le lit.

(8) ((N'importe) qui) peut se dire malade.

(9) J'ai dit (que je crains (qu'il ne soit malade)).

Ce qu'on trouve ici, ce sont des propositions soit secondaires (exemples
774, 5, 6) soit tertiaires (7, 8, 9) qui entrent dans une primaire.
Les secondaires y entrent directement comme membres (sujet : 5 ;
objet : 4 ; circonstanciel, ici réservation : 6), les tertiaires de façon
indirecte comme partie ou membre d'un membre (épithète à l'intérieur
du sujet : 7 ; régissant un objet à l'intérieur du sujet : 8 ; objet d'une
secondaire-objet : 9).

Deux remarques importantes s'imposent ici :

La secondaire — et à plus forte raison la tertiaire — est de
toute évidence subordonnée dans tous les cas. Mais la subordination se
réalise toujours et exclusivement par rapport à la totalité syntaxique
supérieure et nullement par rapport à la partie non-subordonnée (ou
« principale ») de celle-ci. C'est ainsi que la secondaire (des exemples
4-6) est subordonnée par rapport à la primaire (y compris la secondaire
subordonnée elle-même). Et de façon analogue la tertiaire est
subordonnée directement à la totalité du membre dont elle fait partie
(du sujet de 7 et de 8, de l'objet de 9) et indirectement à toute la
proposition primaire.

La faculté que possèdent les non-primaires de jouer un rôle
syntaxique ne doit pas être restreinte à certains cas particulièrement
évidents (sujet, objet, circonstanciel). En principe tout membre de
phrase pourra être développé et prendre la forme d'une proposition
complète. Les progrès d'analyse grammaticale qu'il faut souhaiter et
espérer auront ici un domaine d'une fertilité extraordinaire.

C. Périodes à propositions homogènes (combinaisons de primaire
avec primaire, ou de secondaire avec secondaire).

(10) (Tiens), (Pierre), (tu es malade ?).

(11) (Il dit) : (Je suis malade).

(12) (Il est malade), (dit-il).

(13) (Il serait malade), (qu'il viendrait tout de même).

(14) (S'il ne vient pas), (c'est) (qu'il est malade).

(15) (C'est lui), (qui est malade).

(16) (Est-ce) (qu'il est malade) ?

Dans tous ces cas — évidemment très différents — on est en présence
de périodes où les propositions-éléments sont mutuellement homogènes,
c'est-à-dire de combinaisons dont les composantes ne sont pas
dominées les unes par les autres. Ce sont des propositions soit primaires
(10-12), soit secondaires (13-16) qui ne sont ni coordonnées ni
subordonnées par rapport les unes aux autres.

Pour ce qui est des périodes composées de plusieurs primaires,
78il faut remarquer que celles-ci, en tant que telles, ne sont reliées par
aucun rapport proprement syntaxique. Il s'agit de propositions qui
par leur contenu ou valeur intrinsèque (interjections, impératifs, vocatifs
jouant le rôle de membre total) sont particulièrement faites pour
faire fonction de primaire ou bien qui par leur structure syntaxique
(il dit : 11, dit-il : 12, phrases sans objet explicite) appellent un
supplément (ce qu'on pourrait appeler un objet par anaphore dans les
exemples cités).

Ce qui d'autre part caractérise la dernière série (13-16),
constituée selon nous de périodes composées exclusivement de propositions
secondaires, c'est un équilibre des éléments qui en exclut toute
subordination réciproque (syntaxique ou logique ou même psychologique).
Il est vrai qu'en tant que secondaires elles sont toutes également
et parallèlement subordonnées, mais par rapport à la période totale
seulement. Il ne faut pas admettre dans ce type de périodes une principale
dont une subordonnée serait le complément. Il n'y a qu'une
primaire (seule proposition de la période) dont les secondaires sont
les membres.

Dans les quatre périodes citées en dernier lieu il faut, semble-t-il,
reconnaître partout d'une part une proposition-sujet (c'est-à-dire expression
d'une base ou support de description, ou d'un terminus a quo
syntaxique) et d'autre part une proposition-prédicat (expression du
contenu ou description qu'on attribue au sujet : 15, qu'on y trouve par
analyse : 13, 14, ou dont on examine avec doute le rapport avec le
sujet : 16).

Il va sans dire que le sujet de ces propositions (aussi bien d'ailleurs
que le prédicat) n'est pas exactement de même nature dans les quatre
types différents. Les analystes trouveront là un champ important de
recherches futures.

Ce qui recommande de façon puissante cette conception des secondaires
combinées — conception qui surprendra la plupart des linguistes
— à une considération très attentive, c'est qu'elle a été déjà indiquée
par le jeune Leibniz. Dans ses Generales Inquisitiones (1686) il a
en effet trouvé l'idée capitale, retrouvée plus tard par Boole, le logicien
anglais, qu'il existe une analogie parfaite entre la proposition catégorique
(toujours primaire) et la proposition hypothétique (souvent
secondaire) — idée qui vient du parallélisme qu'il faut reconnaître
entre l'analyse des notions (ou termes) et celle des vérités (ou propositions).79

Par exemple la proposition « Si A est B, C est D » se traduit
ainsi :

« (A est B) est (C est D) »,

ou encore :

« (A contient B) contient (C contient D) » 112

C'est là le principe même de la véritable hypotaxe — exposé par
le maître qui fut à la fois le meilleur connaisseur de la tradition logique
et le précurseur génial de la logique moderne. Ici comme ailleurs les
théoriciens de la syntaxe feront bien de reprendre l'analyse leibnizienne :
elle cache pour les linguistes aussi bien que pour les logiciens des trésors
insoupçonnés.80

1(1) Les difficultés considérables que présente cette doctrine sont admises dans
une note très caractéristique : « These clauses might be reduced to three if we
divide them according to the part of speech they represent ; (1) substantive clauses
which represent a substantive, including subject, predicate, object clauses and such
adjective clauses [ !] as represent a name in the attributive genitive, or a prepositional
phrase ; (2) adjective clauses ; (3) adverbial clauses ». L'auteur abandonne
d'ailleurs résolument toute visée théorique en ajoutant : « The former classification,
however, is for practical reasons usually employed in the following articles, while
for the same reasons the latter classification is also at times used ». (A Grammar of
the German Language
, New York 1917, § 268).

2(2) Voir surtout Ed. Hermann Gab es im Indogermanischen Nebensätze ? Diss.
Jena 1894.

3(1) Kritische Musterung der neueren Theorien des Nebensatzes : Indogermanische
Forschungcn 44 (1926), p. 117—36, cf. Zeitschrift für vergl. Sprachforschung
58 (1931), p. 270—72.

4(2) Studien zur Theorie des Nebensatzes : Zeitschrift für vergl. Sprachforschung
57 (1930), p. 118—58.

5(3) Zur Theorie des Nebensatzes : Travaux du Cercle Linguistique de Prague
VI (1936), p. 133—46.

6(1) On peut rappeler ici que Harald Höffding, le célèbre psychologue qui
s'inspire ici des théories de Gabelentz et Wegener, a préconisé une théorie
exactement opposée : le déterminant serait l'élément qui intéresse le sujet parlant
(ou prédicat psychologique) tandis que le déterminé joue le rôle accessoire de base
ou de fond (sujet psychologique) ; voir le mémoire La base psychologique des
jugements logiques
dans la Revue philosophique 1909, p. 345—78, 501—39.

7(2) Cette identification du concept de subordination avec celui de détermination
est également à la base de la théorie des rangs syntaxiques de M. Otto Jespersen
(Philosophy of Grammar, London 1924, p. 96—97).

8(3) On sait qu'en grammaire française complément — notion très peu claire —
est souvent appliqué à l'objet. C'est un essai voué à l'échec de bâtir toute la syntaxe
sur le concept de détermination.

9(1) Les vrais principes de la langue française, Amsterdam et Paris 1747.

10(2) Analytic Syntax, Copenhagen & London 1933, p. 166 ; Philosophy of Grammar,
p. 96.

11(3) Sigwart : Logik I, Freiburg 1889, § 35 : « Wenn Redeweisen auftreten,
in welchen durch Partikeln, Conjunctionen und Relativa verschiedene Sätze verknüpft
werden, so geschieht es entweder so, dass vollständige Sätze, die für sich
verständlich ein bestimmtes Urtheil aussprechen, in einer Beziehung zu einander
gesetzt werden, oder so, dass ein Satz ein integrierender Bestandteil eines anderen
Satzes wird ».

12(1) cf. Louis Couturat : La logique de Leibniz, Paris 1901, p. 254.